Dominique Pagani revient à plusieurs reprises, de 2016 à 2024, sur un seul livre de Cheikh Hamidou Kane : L'Aventure ambiguë, roman sénégalais de 1961 connu des écoliers africains, qui situe l'arrivée des Blancs au pays des Diallobé1. Il en cite surtout l'image du premier matin de l'Occident en Afrique noire, un « matin de gésine » où un monde nouveau naît dans la boue et le sang. Il souligne l'universalité de cette image2 et y revient dans des contextes variés, jusqu'en 202434. Il s'attache aussi à la harangue de la Grande Royale. Celle-ci déteste l'école étrangère mais pousse à y envoyer les enfants, parce que la puissance des nouveaux maîtres ne tient pas aux canons : elle tient à la science, à la technique et à l'école nouvelle56. Il mobilise ce passage à propos de la mondanité chez Clouscard, de la « ruse de la raison » et du Niger. Dès 2016, il relève aussi le mot du chevalier : l'Occident a arrêté l'extérieur qui détruit l'homme en dressant la science comme une barricade7.
Synthèse établie automatiquement à partir de 9 des passages ci-dessous, à relire ; les numéros renvoient au moment de la séance.
Qui est-ce ?
Cheikh Hamidou Kane, né à Matam le 2 avril 1928, est un écrivain et un haut fonctionnaire sénégalais, qui occupa notamment des fonctions ministérielles. Son livre L'Aventure ambiguë, qui lui vaut le grand prix littéraire d'Afrique noire en 1962, est devenu un classique de la littérature africaine. Cet ouvrage est aussi le principal argument qui lui vaudra d'être consacré à l'édition 2019 du Grand Prix des mécènes. […]
23:37L'Aventure ambiguëOpposée aux nouveaux maîtres, la Grande Royale des Diallobé veut envoyer les enfants à l'école nouvelle, car leur force réside dans la science et la technique.
2:19:02L'Aventure ambiguëLa Grande Royale des Diallobé envoie les enfants à l'école des Blancs, dont la puissance est derrière les canons, dans le savoir.