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Introduction aux enjeux philosophiques

Le visiteur de ce site ne pourra manquer de noter à quel point, tout au long des pages qui en déroulent les contenus, un invariant y demeure, immanent à chacune d’elles : le souci de renouer, tout au long de l’histoire de la philosophie, avec son principe le plus ancien, celui de la recherche philosophique, initié par Socrate. Non point que l’histoire des idées ait attendu le philosophe de la maïeutique pour voir surgir de grands penseurs, fertiles en méditations vertigineuses les plus diverses, du matérialisme de Démocrite aux références théologiques foisonnant dans les innombrables courants de pensée propres à l’orient indien ou chinois, qui ne doivent pas être confondus avec les courants de la philosophie postérieurs à Socrate. 

 

Qu’elle soit enseignée oralement ou consignée dans des écrits canoniques, la riche diversité de ces traditions est bien antérieure au « moment grec » : les prescriptions morales du bouddhisme et/ou la théologie brahmanique, précèdent de longue date les méditations comme la logique des stoïciens aussi bien que le relativisme des sophistes, véritables précurseurs du libéralisme idéologique.

 

Mais le cadre philosophique stricto sensu, posé par le questionnement socratique, s'instaure sitôt que l’interrogation ne porte plus sur les choses, naturelles, humaines ou divines, mais sur les mots via lesquels ces objets en arrivent à être échangés entre sujets. Les Grecs ne s’y sont pas trompés en désignant les grands penseurs présocratiques, non comme des philosophes, mais comme des « Physiciens ».

 

La philosophie contemporaine semble avoir totalement oublié ce questionnement des « mots de la tribu » : En France, de l’immédiat après-guerre à nos jours, soit tout au long de la guerre froide, elle n’a cessé, entre littérature et philosophie, mais aussi dans la culture générale, d’hésiter entre l’ombre de Heidegger, de Sartre à Derrida, et son double spéculaire inverse, déployé sous le pathétique label à connotation positiviste des « sciences humaines » (ou « sociales »).

 

Il ne s’agit pas ici d’amalgamer en ce cadre philosophique binaire des tendances aussi différenciées que l’existentialisme, la phénoménologie, les analyses de l’inconscient ou autres structuralismes ; mais de mettre en évidence une remarquable polarité, qui s’impose le plus souvent au professeur de philosophie, que cette polarité soit sous-nietzschéenne ici, ou plutôt néo-kantienne que fidèle à Kant, ailleurs. Le but du jeu étant de se débarrasser de l’ombre de Hegel, en liquidant l’hypothèque de la dialectique hégéliano-marxiste, que le plus grand carnage de tous les temps avait brièvement remise à l’ordre du jour, en temps de Libération.

 

Opposition spéculaire, disons-nous pour peu qu’on se rappelle de nos présocratiques évoqués ci-dessus, références privilégiées de Heidegger, et qu’on leur restitue leur chapeau de « physiciens ». Curieusement, on y retrouve la connotation positiviste : le terme déploie un domaine de recherche, le cosmos des « météores », pour y traquer le divin, ou, à l’inverse « les actions de l’air, de l’éther, de l’eau… »... bref ! les os et les muscles de Socrate (1), lequel, selon l’antique tradition, « a fait descendre la philosophie du ciel sur la terre ».

 

Cette reprise des problématiques cognitives dans une perspective résolument axiologique, est ce qui manque le plus, pour en revenir à notre présent historique, à l’enseignement de la philosophie, en classe de philo ou à l’université en philosophie générale.

(1) (voir Platon/Phédon 97/98 b,c,d )

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