Dominique Pagani évoque Victor Klemperer en 2021, d'abord dans une séance de « Musicosophie » consacrée aux « deux Klemperer » et à Bruno Walter dans Wagner. Il le présente comme un philologue spécialiste de la littérature française, issu d'une famille juive illustre. Il rappelle qu'il a échappé à la déportation, protégé par sa femme allemande puis sauvé par le bombardement de Dresde, avant de vivre en RDA1. Il signale aussi que son journal de guerre a été traduit par un correspondant berlinois2. Ce qu'il en retient surtout tient à LTI, la langue du IIIe Reich : Klemperer y étudie comment la propagande nazie forge une nouvelle manière de parler par agglutination lexicale3. En mai 2021, dans une séance sur Heidegger, il s'appuie sur ce travail de décodage des mots du régime. Il souligne ainsi que « historicité » était un mot-clé de la LTI, tandis que « métaphysique » le devient avec Heidegger4.
Synthèse établie automatiquement à partir de 7 des passages ci-dessous, à relire ; les numéros renvoient au moment de la séance.
Qui est-ce ?
Victor Klemperer, né le 9 octobre 1881 à Landsberg-sur-la-Warthe (royaume de Prusse, Empire allemand) et mort le 11 février 1960 à Dresde (Allemagne de l'Est), est un écrivain et philologue allemand puis est-allemand. Romaniste éminent, il est l'auteur notamment d'une Histoire de la littérature française au XVIIIe siècle et d'un essai, Lingua Tertii Imperii, décryptage de la novlangue nazie utilisée comme moyen de propagande.
9:11LTI, la langue du Troisième ReichSpécialiste de la langue du Troisième Reich, érudit juif qui a échappé à la déportation, il décode les mots du régime.
17:31LTI, la langue du Troisième ReichIl montre que « historicité » était un mot-clé de la LTI ; « métaphysique » le devient avec Heidegger.