Dominique Pagani voit surtout en Bartók le contre-exemple d'une musique savante coupée du peuple. Il le décrit comme un ethnomusicologue qui enregistre les musiques populaires autour de la Méditerranée, Maghreb compris, et en tire des rythmes, des modes et des échelles sonores12. Il le rattache, avec Liszt et Kodály, à une école nationale hongroise qu'il juge indépendante de la tradition russe. Ses quatuors, qu'il place au sommet de la musique du XXe siècle, lui semblent symétriques des derniers quatuors de Beethoven, où l'on croit déjà entendre Bartók34. Dans le finale du Quatrième Quatuor, il relève une mélodie niaise reprise en polytonalité : un collage calculé du populaire et du savant5. Il qualifie de révolutionnaire l'emploi des cordes, des percussions et du célesta dans la Musique pour cordes, percussions et célesta. Il présente le Mikrokosmos comme une méthode d'apprentissage qui fait entendre d'emblée d'autres échelles sonores. Il rappelle aussi l'exil misérable de Bartók aux États-Unis, jusqu'à la commande du Concerto pour orchestre6.
Synthèse établie automatiquement à partir de 19 des passages ci-dessous, à relire ; les numéros renvoient au moment de la séance.
Qui est-ce ?
Béla Bartók (prononciation : /ˈbeːlɒ ˈbɒrtoːk/, né le 25 mars 1881 à Nagyszentmiklós en Autriche-Hongrie (désormais Saint-Nicolas-le-Grand en Roumanie) et mort le 26 septembre 1945 à New York (États-Unis) est un compositeur et pianiste hongrois. Pionnier de l’ethnomusicologie, il enregistre sur le vif nombre de morceaux de musique folklorique d’Europe de l'Est. […]
9:39Concerto pour orchestreExilé aux États-Unis pendant la montée du nazisme, il y vit misérablement jusqu'à la commande du Concerto pour orchestre.
10:53Enquête enregistrée autour de la Méditerranée, Maghreb compris, sur les rythmes, modes et échelles sonores.
11:37Musique pour cordes, percussions et célestaUsage révolutionnaire des cordes sur un fond de percussions riche, avec le célesta ; œuvre de génie pleine de rythmes traditionnels.