Dominique Pagani évoque Bernard Bourgeois comme son ancien directeur de recherche1, qu'il qualifie d'hégélien « de droite », voire « de droite gaullienne ». Il salue en lui le traducteur de Hegel : il juge sa traduction de la Science de la logique la meilleure2 et celle de la Phénoménologie très précise3, et rappelle qu'il a consacré sa vie à l'Encyclopédie et à la Logique. Il lui sait gré d'avoir proposé le premier Marx au programme de l'agrégation4 et d'avoir parlé de Jacques D'Hondt avec affection. Il mentionne aussi des séances communes, notamment une soirée consacrée à la critique de l'école de Francfort, et une séance où Bourgeois devait apporter la contradiction à Losurdo. Il discute cependant certaines de ses positions. Au reproche selon lequel Marx en serait resté à l'essence et au négatif, il répond que seul compte le résultat5. Il lui reproche surtout de placer la liberté avant l'égalité, ce qui va selon lui contre la dialectique la plus élémentaire, puisqu'une liberté sans égalité reste vide67.
Synthèse établie automatiquement à partir de 16 des passages ci-dessous, à relire ; les numéros renvoient au moment de la séance.
Qui est-ce ?
Bernard Bourgeois, né le 2 septembre 1929 à Varennes-Saint-Sauveur (Saône-et-Loire) et mort le 26 mars 2024 à Viriat (Ain), est un philosophe français. Membre de l'Académie des sciences morales et politiques, il en est le président en 2014. Il est spécialiste de l'histoire de la philosophie allemande moderne de Kant à Marx, et notamment de Hegel dont il a traduit plusieurs ouvrages. […]
7:07Son ancien directeur de recherche, qui répète que la liberté vient avant l'égalité, alors que la dialectique montre qu'une liberté sans égalité est vide.