Dominique Pagani fait de Mnémosyne la figure centrale du cycle « Bien-et Mé-faits de l'amnésie » (2020), où il la présente comme divinité de la mémoire1. Il souligne qu'elle appartient aux Titanides, fille d'Ouranos et de Gaïa, et donc antérieure à l'ordre olympien de Zeus2. Il s'appuie sur Diodore, selon qui elle donne leurs noms aux êtres et invente le raisonnement : elle est ainsi à la fois mémoire et langage3. Cette union de la mémoire et des mots revient ensuite de façon constante, dans ses séances sur Hölderlin comme dans des séances de 2022 et 20234. Il la situe à la limite du logos et du mythe et rappelle qu'on boit à sa source, après l'eau du Léthé, pour se souvenir5. Mère des neuf Muses, qu'elle a eues de Zeus, elle s'est donnée tout entière à lui6. Il la rapproche d'Erda, mère des Walkyries7, et de Minne. Le cycle traite aussi d'une « Mnémosyne publique et privée ».
Synthèse établie automatiquement à partir de 20 des passages ci-dessous, à relire ; les numéros renvoient au moment de la séance.
Qui est-ce ?
Mnémosyne (en grec ancien Μνημοσύνη / Mnêmosúnê) est une Titanide dans la mythologie grecque. D'après Hésiode, elle est la fille d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre) ; elle est la déesse de la Mémoire. Hygin, la rajeunissant de deux générations, voit plutôt en elle une fille de Zeus et de la Néréide Clymène.