Dominique Pagani évoque Aimé Césaire surtout en 2017, dans ses séances sur Négritude et négrologues de Stanislas Adotevi. Il le compare à Senghor : Césaire est moins concerné par le partage entre concept et rythme1, et il vit la négritude comme une souffrance martiniquaise, face à ce qu'il appelle la « négritude heureuse » de Senghor2. Il cite le Cahier d'un retour au pays natal et le Discours sur le colonialisme parmi les textes de la négritude militante3. Il juge ses premiers écrits positifs et le trouve moins critiquable que Senghor, parce que le milieu antillais est plus homogène, marqué par l'esclavage et minoritaire4. Il rapporte la critique d'Adotevi, qui lui reproche un inachèvement théorique : l'indépendance n'est jamais prononcée, puisque Césaire reste dans le système français5. Il retient aussi l'idée que celui qui a souffert doit tendre la main à tout le monde. En 2021, il voit en Césaire un auteur qui fait de la négritude un étendard contre le colonisateur et revendique le mot « nègre »6.
Synthèse établie automatiquement à partir de 11 des passages ci-dessous, à relire ; les numéros renvoient au moment de la séance.
Qui est-ce ?
Aimé Césaire, né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique) et mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France, en Martinique, est un écrivain et homme politique français, à la fois député, maire, poète, dramaturge, essayiste et biographe. Fondateur et représentant majeur du mouvement littéraire de la négritude — avec Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas —, anticolonialiste résolu, il mène en parallèle une carrière politique en tant que député de la Martinique et maire de Fort-de-France durant cinquante-six années consécutives, de 1945 à 2001.