Dominique Pagani évoque Heisenberg de deux manières. Il s'y réfère d'abord pour ses relations d'incertitude. Selon lui, elles ne tiennent pas à la complexité de l'objet mais à l'acte d'expérimentation qui le transforme : éclairer une particule modifie sa vitesse et sa position12. Il souligne que Heisenberg élève ce fait en loi et qu'il ne s'agit pas d'un triomphe du hasard34. Mais il le cite surtout, de 2014 à 2026, comme exemple récurrent d'un des plus grands physiciens, fondateur de la théorie des quanta, qui a eu des sympathies pour le Troisième Reich. Il en tire plusieurs leçons voisines : on peut être un grand savant sans être un sage, la science ne répond pas à la question « que dois-je faire ? »5, la compétence scientifique ne donne aucune compétence en matière de valeurs ni de pertinence politique6, et les gens cultivés n'échappent pas à la propagande. Il résume cela en parlant d'une intelligence du monde extérieur alliée à l'aveuglement7.
Synthèse établie automatiquement à partir de 21 des passages ci-dessous, à relire ; les numéros renvoient au moment de la séance.
Qui est-ce ?
Werner Heisenberg, né le 5 décembre 1901 à Wurtzbourg (Empire allemand) et mort le 1er février 1976 à Munich (Allemagne de l'Ouest), est un physicien allemand qui est l'un des fondateurs de la mécanique quantique, notamment en mettant en évidence le principe d'incertitude et en développant la formulation probabiliste de la fonction d'onde. […]
49:40Un des plus grands physiciens, père des relations d'incertitude, mais sympathisant du Troisième Reich : exemple d'intelligence du monde extérieur alliée à l'aveuglement.
1:40:13Un des plus grands physiciens, avec des sympathies pour le IIIe Reich : la compétence scientifique ne donne aucune compétence en matière de valeurs.