Dominique Pagani évoque Kadhafi surtout pour parler de l'intervention occidentale en Libye et de la manière dont on désigne un ennemi. Il le range parmi les « nouveaux Hitler »1 et le rapproche de Saddam Hussein2 : pour lui, c'est un cas de personnalisation des ennemis désignés3. Il revient souvent sur son lynchage, qu'il met en parallèle avec le sort promis à Assad4. Il note le rôle des satellites américains dans sa localisation. Sans prendre son parti5, il décrit une Libye prospère, un régime laïc de jeunes colonels, respecté en Afrique subsaharienne67. Il oppose cette Libye au chaos qui a suivi : des réfugiés qui meurent en masse, des armes passées aux djihadistes, le retour de l'esclavage. Dans les séances récentes, il ajoute que Kadhafi avait demandé de l'or contre des dollars, comme de Gaulle, et proposé une monnaie de substitution au franc CFA peu avant l'attaque8.
Synthèse établie automatiquement à partir de 18 des passages ci-dessous, à relire ; les numéros renvoient au moment de la séance.
Qui est-ce ?
Mouammar Kadhafi (en arabe : معمر القذافي, Muʿammar al-Qaḏāfy ou Abū Minyar Muʿammar ʿAbd al-Salām al-Qaḏhdhafî), né vers 1942 à Qasr Abou Hadi (Libye italienne) et mort le 20 octobre 2011 dans les environs de Syrte (Libye), est un militaire et homme d'État libyen. Il est le dirigeant de la Libye de 1969 jusqu'à sa chute en 2011. […]
6:28Très populaire en Afrique subsaharienne, il dirigeait une Libye prospère et venait de proposer une monnaie de substitution au franc CFA quand le pays a été attaqué.