Dominique Pagani évoque surtout Pompidou à travers la lecture que Clouscard fait de Mai 68. Il y voit « l'oncle débonnaire » : le libéral qui, en apparence opposé aux libertaires, forme selon Clouscard « une même entité » avec Cohn-Bendit, allié à lui pour écarter de Gaulle12. Il rapporte l'anecdote d'un déjeuner où Pompidou aurait reconnu cette analyse : on ne tire pas sur les étudiants, qui sont la future élite du pays, des fils de bourgeois appelés à prendre la relève34. Il lui prête aussi l'idée que Vincennes permet aux contestataires de faire la révolution en vase clos. Il rappelle qu'il est à l'initiative de Beaubourg, tout en trouvant le projet trop avant-gardiste5. Ailleurs, il l'associe aux ordonnances sur la Sécurité sociale, à la privatisation continue et aux « cabanes à lapins », et le cite avec Macron comme exemple. À propos d'Adotevi, il le présente comme un camarade de khâgne de Senghor, intéressé par la négritude et intermédiaire entre Senghor et de Gaulle.
Synthèse établie automatiquement à partir de 24 des passages ci-dessous, à relire ; les numéros renvoient au moment de la séance.
Qui est-ce ?
Georges Pompidou ( ), né le 5 juillet 1911 à Montboudif (Cantal) et mort le 2 avril 1974 dans le 4e arrondissement de Paris, est un homme d'État français. Il est Premier ministre du 14 avril 1962 au 10 juillet 1968 et président de la République française du 20 juin 1969 jusqu'à sa mort. […]