Série · 7 févr. 2021Musicosophie 14. Mozart derechef- 1:09:18La jouissance peut être d'une intensité quasi infinie, mais elle est fugace et évanescente : c'est son rapport au temps qui la distingue du bonheur.
Travaillé dans 7 vidéos · 12 passages.
Dominique Pagani définit la jouissance d'abord par son rapport au temps. Elle peut atteindre une intensité quasi infinie, mais elle est fugace et évanescente, et c'est cette absence de durée qui la distingue du bonheur1. Elle « ne se conjugue pas à l'imparfait » : son sérieux est la mort et la fuite2. Il la range parmi les grandeurs intensives au sens de Kant3. Sur le plan historique et social, il la rattache au maître aristocrate et au libertin4. Il l'associe à la valeur d'usage, et la favorite du roi en est la figure : le roi jouit de ce qu'il a extorqué, comme on extorque de la plus-value56. À la fin du XVIIIe siècle, elle cesse d'être réservée aux aristocrates7. Il lui oppose la jouissance mesurée et austère de Rousseau, qu'il décrit comme une libido sublimée8. En musique, il voit son irruption chez Fauré, Debussy et Ravel, qu'il rattache au romantisme mortifère9.
Synthèse établie automatiquement à partir de 12 des passages ci-dessous, à relire ; les numéros renvoient au moment de la séance.
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