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Calves and Things (2): Ecologism, the highest stage of capitalism?

Les Veaux et les choses (2) : L'écologisme stade ultime du capitalisme ?

At the Tropiques bookshop · 6/17 Published 5 October 2020 45 min
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Why is ecologism a class ideology of capitalism, and what does the reference to Foucault's Les Mots et les choses in the title of the book Les Veaux et les choses mean?

The session is about the book Les Veaux et les choses. L'écologisme, stade ultime du capitalisme; the author answers questions from the audience, and Dominique Pagani intervenes several times. It starts from the book's thesis: ecologism is a dominant ideology of the middle strata, antinomic to Marxism. The explanation of the title then links to Foucault, who observes that we no longer have words for things, to de Gaulle's remark about the French as "calves," and to Cohn-Bendit's slogan. Dominique Pagani identifies the underlying connection: an anti-humanism and a neo-naturalism running from Foucault to antispeciesism. He opposes to this the Marxist distinction between natural matter and historical matter, then the figure of Rousseau, who refuses to serve those in power. The end of the session discusses the conceptual difficulty of the book and how to use it in ideological combat.

Conceptsideologyclassanti-humanismnaturalismmatternatureseparationnominalismsophistryantinomies

Sessions are in French. YouTube offers automatic English subtitles (CC › Auto-translate).

About this session (in French)

LVLC (2) L'Ecologisme stade ultime du capitalisme ? 

Le propos de la brochure initiale, était de fournir un corpus consistant à la critique théorique de cet « habit neuf » de la propagande dominante : l’écologisme. Il m’est apparu alors que cette démagogie s’est depuis répandue comme doxa hégémonique et univoque, au point de devenir la « seconde nature » de l’appareil ; plus particulièrement parmi les couches sociales qui se répartissent le pouvoir d’État. Cette évolution s’inscrivait dans un contexte général où notre formation sociale entrait dans sa phase dite « mondialisée ». L’écologisme semble s’y imposer aujourd’hui comme la forme « idéale » du processus historique et l’accomplissement le plus abouti de ce que Marx désignait comme « l’ère capitaliste ». Au moment où la culture politique libérale n’est plus capable de se déterminer selon ses catégories historiques traditionnelles : « de droite » ou « de gauche », la démagogie écologiste s’y est agrégée pour rendre plus « soutenable » la conscience collective propre au capitalisme : l’occultation des rapports de classes, sous la forme marchandise. Une marchandise qui va donc être commise à la durabilité soutenable, en sorte de conserver ses vertus décoratives.  C’est pourquoi on peut juger qu’à l’interrogation subsidiaire : « L’écologisme stade ultime du capitalisme ? », la réponse réside finalement dans la question ; et qu’en réalité, il ne reste à disputer que du prédicat « ultime ». Encore fallait-il d’abord en faire le constat raisonné. En somme un état des lieux… communs, où s’exprime cette vulgate propice à l’aliénation de l’être social aux intérêts d’une classe privilégiée, sous la forme générale d’une soumission à la médiocrité volontaire. Ce fut l’objet pratique de la suite de textes qui composèrent le présent volume, rédigés de 2015 au printemps pandémique de 2020.

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