Saison 7 · 26 avr. 2020#6 • Les Attelé(e)s de la confinitude- 59:07Depuis Freud, normal et pathologique diffèrent par degré, non par nature ; un événement peut faire basculer de l'un à l'autre.
Travaillé dans 5 vidéos · 8 passages.
Dominique Pagani aborde la folie à partir de la formule « les autres et le vrai sans le moi » : le fou est l'alienus, celui qui ne peut entrer en communication1. Il ajoute cependant que, lorsque le collectif lui-même déraisonne, la responsabilité peut reposer sur le fou2. Son exemple principal est Gérard de Nerval, auteur dont la folie est emblématique. Il y voit une psychose, un « épanchement du songe dans la vie réelle », avec une alternance de phases maniaques et dépressives3. Il relève l'hésitation de Nerval sur sa propre identité4. Il voit dans la prose une tentative de guérison, alors que les Chimères sont écrites dans un état de rêverie supernaturaliste5. Il cite aussi la phrase « La seule folie qui me restera probablement sera de me croire poète », qu'il tient pour la plus raisonnable qu'un fou ait prononcée6. Il reprend à Foucault l'idée que l'internement de l'époque isolait plus qu'il ne soignait7. Il retient enfin de Freud que normal et pathologique diffèrent par degré et non par nature8.
Synthèse établie automatiquement à partir de 8 des passages ci-dessous, à relire ; les numéros renvoient au moment de la séance.
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