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La formule de Clouscard et le néo-positivisme
0:00 C'est que ce qui est déterminant, en dernière instance, dans le comportement de l'animal humain, c'est son rapport à l'autre. Un homme ? Un petit homme ? Il ne suffit pas de naître homme pour être homme. Le bébé qui vient au monde, c'est d'abord un être. Oui, oui, mais justement, ce n'est pas encore un être humain.
0:44 Du rang de roi, qu'un lâche, un méchant, un fou peut remplir comme un autre, il monte à l'état d'homme. Que si peu d'hommes savent remplir. Je vais tout de suite à ce qui fait question dans sa question. En quoi le code prédétermine l'être ? Il fait allusion, bien sûr, à, je cite souvent Clouscard, disant que le code précède l'être.
1:17 J'ajoute à chaque fois que peut-être que les énoncés les plus profonds de Clouscard sont connus dans ses boutades. Car c'est quand même une boutade quand il dit le code précède l'être. Ça veut dire qu'il faut prendre les mots en un certain sens pour que ce soit indubitable. C'est la gemélie qui avait les anges qui avaient un code et que tout d'un coup, après, comme ça, le monde est apparu. Ce n'est pas tout à fait le genre du matérialiste acharné qui était Clouscard. Donc, en quoi le code prédétermine l'être ? En quoi les mèmes sont prédéterminants sur les gènes ?
1:53 En quoi la mimétique est plus déterminante que la génétique ? En répétant trois fois sa question, Darth montre à quel point il a du mal à se débarrasser du positivisme. Encore une fois, je ne suis pas un adversaire acharné du positivisme. J'ai même dit que l'Auguste Comte avait été une avancée et que tout ce qui, dans le positivisme, procède des Lumières, par exemple, bénéficie de cette avancée extraordinaire qu'est le siècle des Lumières. J'en profite pour rendre hommage à Michelet, l'historien, qui, prenant le contre-pied de la plupart des historiens, qui, lorsqu'ils disent le grand siècle, pensent au siècle de Louis XIV, au XVIIe siècle, au siècle de Versailles, etc., disaient « le grand siècle », je veux dire, messieurs, le XVIIIe, oui, celui des Lumières.
2:37 Donc ce positivisme-là, n'est-ce pas, qui prend acte du côté oiseux, dans tous les sens du terme, c'est-à-dire il n'y a plus que les oisifs que ça intéresse, la métaphysique, n'est-ce pas, prend le relais du XVIIIe siècle. Non, ce qui est une régression et que je condamne, c'est le néo-positivisme. Car le positivisme délivre l'approche du monde qui nous entoure, autrement dit, les sciences de la nature, qui nous entoure, ce n'est pas notre monde. Chez vous, ce n'est pas…
La montagne, la cire et le « je suis je »
3:08 Chez vous, c'est votre salon, c'est votre… la couleur de votre taie d'oreiller, votre chat roupillon ou votre chien, n'est-ce pas, dans sa litière. Mais ce n'est pas les arbres de la forêt qui est en face sur la colline, ce n'est pas chez vous, ça. La nature, n'est-ce pas, c'est ce qui nous environne, ce n'est pas nous. Or, on a du mal, n'est-ce pas, à comprendre qu'il puisse y avoir une approche rigoureuse d'un monde qui n'est pas le monde naturel.
3:41 Parce que précisément, ou alors on veut en avoir une approche positiviste, dire, appliquée au monde qui nous entoure, pas les mêmes méthodes, qui ont rencontré le succès que l'on sait dans le domaine de la nature. en oubliant justement, et c'est là que je prolonge la question d'avant, n'est-ce pas, que la nature n'est pas dialectique, n'est-ce pas, elle ne s'oppose pas à elle-même. Précisément parce qu'il n'y a pas de même, je reprends le mot, n'est-ce pas, une montagne qui subit de l'érosion, son altitude serait de 200 mètres, de 2000 mètres, ou de 15 000 mètres, il n'y en a pas sur Terre, il y en a sur certaines planètes, et même plus, mais qui est petit à petit, dont l'altitude diminue en fonction de l'érosion avec le temps, et qui au bout de X centaines de milliers de millions d'années, finit par devenir une plaine, ce qu'on appelle une pénéplaine en géographie, n'est-ce pas, c'est une plaine qui est une montagne qui s'est aplatie.
4:48 Voilà. Quand est-ce qu'elle cesse d'être une montagne ? Ça ne veut strictement rien dire. Elle n'a pas d'identité, la montagne. Elle n'est pas plus ou moins la montagne lorsqu'elle fait 3500 mètres que lorsqu'elle fait 3200. C'est une montagne. C'est un problème de langage, ce n'est pas un problème de science de la nature. La preuve, c'est que dans la langue russe, il n'y a pas la distinction comme dans notre langue pour dire colline et montagne. Pourquoi ? Parce que la plaine russe, ce n'est pas la Corse.
5:18 Ils sont droits, Sibérie, l'Himalaya, l'Altaï, si un jour, vous ne savez plus où aller en vacances, aller passer des vacances en Altaï, c'est fabuleux. Mais de manière générale, c'est surtout quand même plat. Or, je veux dire, dans un monde plat, le moindre petit tumulus passe pour une montagne. Il n'y a pas de différence entre colline et montagne dans ces langues-là. Il n'y a pas d'identité de la montagne.
5:48 On revient aux problématiques soulevées et bien approfondies par Descartes dans le morceau de cire. La même cire demeure-t-elle après ce changement. Vous ne pouvez pas dire d'une plaine que c'est une montagne. pourtant, on pourrait dire de même que la cire était blanche, elle est devenue jaune, qu'elle était odeur de miel et que maintenant, elle est odeur de brûlée, on pourrait dire la montagne est une plaine. Elle est devenue une plaine. Je vous le dis. Vous voyez l'absurdité de ce genre d'énoncé.
6:20 Parce qu'à chaque moment de son changement, c'est sa totalité qui est affectée. Alors que, lorsque je dis hier, j'étais malade, aujourd'hui, je suis bien portant, là surgit une contradiction. Entre quoi et quoi ? Entre ce qui change, ma santé, par définition, dans l'énoncé, je viens de dire. Je prends un exemple simple pour faire comprendre les choses et les plus difficiles. Et puis, ce qui ne varie pas, c'est le mot « je », vous voyez bien. J'étais malade, je suis bien portant.
6:50 Ou j'étais bien portant, ce soir j'ai la fièvre. D'accord ? Alors c'est quoi ce « je », c'est ça que l'homme rajoute, cette identité ? Ce qui est désigné par le mot « même » ici. N'est-ce pas ? Il faut qu'il y ait un point fixe pour qu'il y ait mouvement. On le sait depuis Galilée. Alors laissons-le tomber. On le sait bien que dans la nature, c'est inutile d'essayer de chercher un point fixe. Donc, s'il n'y a pas d'identité, il n'y a pas de mouvement absolu parce qu'il n'y a pas d'identité absolue.
7:25 Donc, il n'y a que au niveau de l'apparition de la conscience de soi, de l'homme, si vous préférez, qu'il y a contradiction entre ce qui devient et ce qui demeure. pour aussi longtemps que je le pense. Ce n'est plus le cas quand je suis mort. C'est pour ça, on oublie toujours que Descartes dit de sorte qu'en y pensant soigneusement, la proposition « je pense, je suis », c'est dans la méditation, c'est au moment où il découvre le principe du cogito.
8:01 Il n'y a pas de « donc ». Il ne dit pas « je pense donc, je suis ». Il ne fait pas un raisonnement comme ça, bien clair. La proposition « je pense, virgule, je suis » est vrai toutes les fois que je la prononce ou que je la conçois dans mon esprit. Autrement dit, c'est un acte à renouveler à chaque fois. Cet acte de dire « on a beau essayer de me bluffer que tout change, je suis je », ce qui fera dire plus tard à Fichte « ich bin ich ». Je suis je qui est le fondement du principe mathématique A égale A, du principe d'identité de non-contradiction sans laquelle on n'aurait pas les mathématiques et on n'aurait pas les sciences dures.
Le code, relation à l'autre, précède la naissance
8:40 Voilà. Donc, je suis en train de dire quoi ? De répondre à la question, parce que je n'ai pas répondu à la question en quoi le code précède l'être. Dans le code, il y a C.O. « cum » le cum latin. Le code, c'est le même mot qu'il y a dans « convention », dans « contrat », dans « connivence », dans « composition » posée ensemble. copain, c'est le même mot copain, ceux, l'ensemble ceux avec qui mangent le même pain, c'est ça à l'origine, qui rompent la même miche de pain.
9:16 le code, c'est ma relation à l'autre. Voilà ce que je suis en train de rappeler avec le préfixe. C'est une relation à l'autre et non pas encore à la chose. Donc, encore abstraite. D'accord ? Qu'est-ce que veut dire Clouscard ? C'est que ce qui est déterminant, en dernière instance, dans le comportement de l'animal humain, c'est son rapport à l'autre.
9:53 Ça veut dire que même la nourriture, clairement le rapport à la chose par excellence, pour tout animal, n'est-ce pas ? Eh bien, il faut, dans chaque culture, qu'elle soit l'objet d'une certaine cuisine, d'une recette, d'une cuisson, par exemple, n'allait pas commencer à chercher des raisons. Oui, mais parce qu'ils se sont aperçus que ça peut tuer les microbes, comme on croit vraiment que Cro-Magnon était au courant des microbes. Il ne faut pas faire d'anachronisme.
10:23 Des raisons profondes qui font que l'homme aime s'approprier ce à quoi il a mis sa propre marque, ce à quoi il est intervenu. Même si une caverne le protège du vent ou du froid ou de ce que vous voulez, il aime bien se construire sa maison. Façonner ce qui va être son chez-soi. C'est en ce sens que le code précède l'être. Alors, il faut dire, enfin, oui, mais enfin, je veux dire, quand même, je veux dire, le bébé qui vient au monde, c'est d'abord un être.
10:54 Oui, oui, mais justement, ce n'est pas encore un être humain. Je ne tranche pas le problème théologique. Il y en a qui disent un être humain dès le ventre de la mère. Oui, du point de vue animal, il fait partie d'embryons de l'espèce humaine. Je ne veux pas le nier. Mais, comme dit Hegel, si l'embryon est bien en soi-homme, il n'est pas encore pour soi. Pour soi, il est seulement comme être cultivé qui s'est façonné. Un très beau passage dans la préface, je vais l'alloger là-dessus.
11:24 Voilà ce que je suis en train de dire. C'est-à-dire qu'il ne suffit pas de naître homme pour être homme. Il faut que la relation à l'autre, le code, alors vous me direz, j'y reviens. Oui, mais le code, je veux bien, il a le temps, il ira à l'école, il va apprendre la langue, mais enfin, au départ, l'être de l'enfant, précède le code. Vous oubliez une chose, c'est que le petit d'homme naît dans un monde humain. Donc, avant sa naissance, on prépare sa chambre, son landau.
11:54 Mais oui, oui, tout ce qui est convenu entre les hommes, précède la naissance de l'enfant. Les contes, les contes pour enfants, n'ont pas tort de faire allusion aux fées, aux bonnes fées et aux mauvaises fées. C'est-à-dire celles qui prononcent sur le berceau de l'enfant, quand les parents sont pas là, des bénédictions, des bonnes paroles qui vont faire du bien à l'enfant. Et celles qui jettent des malédictions, des mauvais mots, ils ont raison.
12:28 Parce qu'il y a beaucoup de paroles autour du berceau de l'enfant. Et avant sa naissance, et pendant la grossesse, et autour du berceau, pendant la naissance. Regardez tout le monde qui défile, même si on dit « chut, il dort ». Il y a beaucoup l'enfant entend des voix, des choses. Un monde dont il sent, n'est-ce pas, que tout son être y est suspendu. Voilà. Donc, j'essaye d'être concret, pour ne pas en faire un débat abstrait.
Hérédité et héritage, l'homme animal historique
13:04 En quoi la mémétique est plus déterminante que la génétique ? Il a le mérite au moins d'être clair et de bien montrer ce qui le coince un peu. Il ne faut pas confondre, puisqu'il parle de génétique, il a le mérite d'être clair et de nous mettre sur la voie, il ne faut pas confondre l'hérédité qui est indéniable. Tout ce que je dois à l'hérédité, c'est-à-dire, comme tout le monde, comme chacun d'entre nous, chacun d'entre nous, ça a été étudié, les lois de Morgan, etc. Il ne faut pas confondre ça avec l'héritage. Qu'est-ce qui est le plus déterminant pour moi, n'est-ce pas, l'hérédité ou l'héritage ?
13:35 C'est ça qui est important. C'est la couleur importante, la couleur de la peau, par exemple, n'est-ce pas ? Ou bien ce que j'ai acquis par héritage. Voilà. Voilà comment je réponds à ça. C'est ça le code. J'ai montré que dans l'espèce humaine, oui, le code précède l'être, car l'homme est un animal historique, au sens large, historique. Ce n'est pas l'histoire au sens strict de la discipline, de la science historique, si vous préférez, telle qu'elle existe pour l'instant dans un certain foisonnement, disons.
14:13 Je préfère dire discipline que science, vous savez bien, lorsqu'on n'est plus dans les sciences dures, par prudence, on fait commencer l'histoire avec l'apparition de l'écriture. Moi, je dis, n'est-ce pas, j'étends ça à l'anthropologie en général, c'est-à-dire l'histoire au sens où la négation de la nature commence, n'est-ce pas, de la silex éclatée, de la cuisson des aliments, etc. Et comment s'appelle l'ensevelissement des défunts ?
14:43 Tout ce qu'on va appeler un peu bien plus tard la culture, n'est-ce pas ? Mais elle est là, elle précède la nature. Elle précède la nature pour le petit d'homme, je ne l'ai pas dit matériellement. et je suis content qu'un follower me dit que ça va être très important pour lui de comprendre que l'histoire, l'esprit, l'histoire au sens de Marx, l'esprit au sens de Hegel, c'est une matière historique qui s'oppose à une matière naturelle.
15:17 Un champ, c'est une forêt supprimée ou un marécage drainé, asséché. On est tellement habitué à ce positivisme naturaliste pour des raisons idéologiques car je ne veux rien savoir de ma partie négative, de ma partie niante. Bien sûr, je reviendrai, non pas, je maintiens la distinction que c'est là qu'il y a l'essentiel. Mais par contre, les raisons pour lesquelles on y et le contenu de la négation, qu'on appelle refoulement, psychanalyse ou idéologie chez Marx que je ne veux pas savoir.
15:54 Je pense sur un mode aliéné et fantasmé au sens propre. Un fantasme, c'est une représentation, une image. Il faut bien comprendre d'ailleurs une image. Vous voyez, un singe se balade dans la forêt, il tombe sur la photo d'une banane, une petite photo comme ça d'une banane. On ne va pas la prendre et être en extase dessus. La fonction image, elle est prégnante chez l'homme. Si on veut avoir une illustration saisissante, cette fois, pour ceux qui douteraient de cette importance de la relation à l'autre par rapport à la relation à la chose, car c'est ça, et je l'en remercie, qui fait question dans la question de Darth Revan, c'est l'extraordinaire exemple de ce qu'on a appelé au fur et à mesure que les dossiers se sont constitués les enfants sauvages.
Les enfants sauvages et la reconnaissance chez Hegel
16:47 Le plus célèbre, c'est celui qui va donner le livre de la jungle, inspirer le livre de la jungle de manière très romancée, Mowgli, etc. Mais enfin, les exemples sont beaucoup plus multiples qu'on ne croit. je vous renvoie ici à une référence, en langue française, il y a un ouvrage de référence qui doit être épuisé maintenant, mais vous le trouverez parce que le livre a eu un grand retentissement dans la collection 10-18 au livre de Lucien Malson. Oui, mais le même Lucien Malson qui est un jazzologue et qui est un excellent connaisseur du jazz et qui animait l'excellente émission de jazz à France Musique pendant les années 60, en gros.
17:26 Lucien Malson et qui est une formation d'anthropologue avait écrit « Les enfants sauvages » avec un ouvrage qui rassemblait les principaux dossiers de tous les enfants auxquels on est tombé qui avaient grandi sans l'intervention de l'autre humain, de l'autre humain historique. Bon, c'est les enfants loups les plus célèbres, n'est-ce pas ? Mais enfin, je veux dire, il y a eu les enfants ours, dans le monde slave, on parle d'un enfant cochon en Pologne, n'est-ce pas ? Ça arrive une fois sur un million, mais un hasard fait que, n'est-ce pas, une louve a perdu ses petits qui ont été dévorés par un prédateur ou par le mâle, comme ça arrive, n'est-ce pas ?
18:04 En tout cas, je l'ai fait. et elle a une montée de lait, n'est-ce pas ? Et tétines qui font très mal, c'est extrêmement douloureux et que ça la soulage de voir que ce petit bébé qu'elle s'apprêtait à dévorer, n'est-ce pas ? En se dirigeant avec l'aimant vers sa tétine instinctivement, que ça la soulage et donc elle le garde et puis après, un lien s'établit. C'est comme ça qu'il y a pu... Certains enfants ont pu survivre. Ce qui est sûr, c'est qu'on n'a jamais pu en faire des hommes.
18:35 C'est qu'il y a... Ça a été étudié, ça, c'est pas mon domaine, je le demandais aux sciences dures, n'est-ce pas ? Dans l'évolution de l'encéphale, des fonctions cérébrales, il y a des activités comme le langage ou d'autres qui, si elles n'ont pas été acquises à un certain stade, après, c'est irréversible, c'est trop tard pour l'acquérir. Quand je dis il ne suffit pas de naître homme pour être homme, il faut l'intervention de l'autre homme. L'exemple des enfants sauvages, j'aime bien passer comme ça comme un exemple très concret à une phrase apparemment incompréhensible d'abstraction qui est bien sûr de Hegel, une conscience de soi n'est en soi et pour soi que lorsqu'elle est en soi et pour soi pour une autre conscience de soi.
19:18 C'est-à-dire, j'aime bien le « das heißt », ça veut dire que Hegel s'aperçoit que c'est un peu abstrait, qu'il faut s'expliquer, c'est-à-dire, pour autant qu'elle est reconnue. C'est à la mesure où un autre homme le reconnaît comme homme, un homme que moi, je reconnais comme étant humain, à tort ou à raison, c'est un autre problème, me reconnais comme étant humain que je suis intégré dans la communauté humaine et non pas seulement par des gènes. Voilà, on peut avoir, venir d'une parenté humaine et rester un petit animal. grosse responsabilité aux éducateurs la plupart du temps, aux parents, mais pas seulement, plus tard.
Rousseau : l'homme n'est pas une origine mais un processus
19:55 Voilà, merci beaucoup à Darth Revan pour sa question sur laquelle on reviendra, enfin, vous m'y ferez revenir, vous êtes fascinés par cette question, vous avez peur d'être des hommes. Allez, je termine définitivement, là, pour aujourd'hui, je ne clôt encore jamais le débat, mais en termes de contenu, mais en termes de formulation, sur cette magnifique formule de Rousseau, lorsqu'il insiste sur le fait que son élève doit apprendre un métier manuel dans l'Émile, le formateur, qui explique la pensée de Rousseau, dit que, en se rendant maître du monde réel par le travail, du rang de roi, qu'un lâche, un méchant, un fou peut remplir comme un autre, il monte à l'état d'homme que si peu d'hommes savent remplir.
20:48 Magnifique distinction par Rousseau de l'homme comme possible, je suis né de parents humains, donc j'ai la possibilité de devenir un homme, ce qui n'est pas possible pour une amibe, mais je ne suis pas encore un homme en acte, je suis un homme en puissance. Il monte à l'état d'homme du rang de roi, il monte à l'état d'homme que si peu d'hommes savent remplir. Donc, voyez, l'homme, ce n'est pas une origine, c'est un processus qui n'est pas fini au moment où j'en parle.
21:18 Voilà ma conclusion. Vous avez pour mission de pousser plus loin. Allez là Grand rugged