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Une question sur les Khmers rouges et le bilan des démocraties
0:00 Le point de la question, c'est-à-dire qu'est-ce que le Sik'a-Kandou ? Bonsoir tout le monde, j'enchaîne sans prendre plus de temps, une séance de réponse aux questions, mais qui cette fois va se concentrer sur une question, je la privilégie parce qu'elle rejoint, quant au fond, quant au contenu, le cycle sur le mal. C'est une question de, je cite son pseudo, bien sûr, Alain Jette Kandou. Je ne savais pas pour les Khmer Rouges, ils étaient communistes, mais réfractaires soviétiques.
0:31 Sur quel point, vous voyez, je suis reconnaissant Alain Jette Kandou, non pas seulement d'avouer son ignorance sur ce point, ce qui est toujours une source de progrès, mais en plus de la manifester sur ce thème des Khmer Rouges, ce facteur des Khmer Rouges. Il a bien réagi à peut-être la partie la plus sensible des références que j'avais développées la dernière fois.
1:05 Alors, j'ai l'air bien mystérieux, ça va être beaucoup plus clair. Et la clarification, ça va être ma réponse à la question de Alain Jette Kandou. D'abord, qu'il se rassure, il est loin d'être le seul à ne pas savoir. Parce que bizarrement, ça devrait être la chose la plus apprise. Je vais être clair tout de suite, il s'agit du plus grand génocide de l'après-guerre. Donc, quand même, nous sommes censés être les démocraties face aux dictatures.
1:38 C'est ce que j'entends dans les médias. Nous sommes des démocraties, vous voyez mon lapsus, nous sommes des démocraties plutôt sanglantes, puisque je crois qu'aucun autre régime depuis la fin de la guerre mondiale, la dernière guerre mondiale, n'a fait l'équivalent des… je vais dans l'ordre chronologique rapidement, les années 50, les 3 millions de morts en Corée, les à peu près 2 800 000 morts au Vietnam. Je ne compte pas les épouvantables carnages suite à une ribambelle de coup d'État, de pronunciamentos, comme on dit, en Amérique du Sud, en Amérique latine, parce qu'il y a aussi l'Amérique centrale.
2:20 Je vous rappelle que Salvador est un pays qui devrait être dans le livre Guinness des records du monde, pour le nombre de victimes de la répression anti-guérilla par habitant. Vous voyez ? Et s'il y a un pays qui pourrait un peu le lui disputer, c'est surtout dans les 60s et les 70s pour parler français, ce serait le Guatemala. Mais voilà, je veux dire, c'est la chasse gardée de l'oncle Sam, tout ça bien sûr.
2:50 Et puis après, c'est une période que vous connaissez mieux, après c'est les interventions en Irak, en Libye. Vous voyez dans quel État est la Libye maintenant ? On ne peut même pas se déplacer dans Tripoli sans se faire arroser par des armes automatiques dans la capitale. On ne sait pas ce qui se passe dans les régions. Dans l'Irak, la Syrie et le Liban sont dans un état de chaos.
3:26 Je ne parle même pas des effets économiques induits par ces agressions. Bref, ça c'est le bilan des démocraties. Et je vais vite, je vais vite, s'il n'y avait que ça. Je ne parle pas de… Oui, je ne vais même pas parler du continent africain, à part la Libye, disons de l'Afrique subsaharienne. Je rappelle quand même que, puisqu'on en est à aligner des chiffres effarants, le chiffre qui bat tous les records reste quand même celui-ci.
4:02 C'est pour ça que je faisais allusion à l'Afrique subsaharienne. Il reste celui de l'Afrique dite des grands lacs, je parle géographiquement pour que cela comprenne, et l'ex-Congo belge, c'est-à-dire l'actuelle République démocratique du Congo, et, contiguent à lui, si je puis dire, selon le côté du lac où l'on se trouve, des lacs, l'Ubangi, l'Ubangi partout, excusez-moi, le Burundi, j'ai vieilli, le Rwanda, Rwanda, deuxième plus grand carnage de l'après-guerre.
4:43 Alors, je dis tout de suite à l'ingé de Kandou, qui a entendu parler tout de même des Khmers rouges, il doit savoir que c'est lié à un massacre épouvantable, et pour lui, je ne comprends pas comment, ils étaient communistes, mais réfractaires aux soviétiques, déjà, comment c'est possible, parce que tout ça est associé dans nos médias, et communistes, prochinois, tout ça, c'est les cocos, quoi. Et, et donc, là, ici, j'essaye de, de, de corriger, d'aménager, je vais citer le titre de l'ouvrage auquel je me réfère souvent, en cas d'amnésie collective entretenue, je ne parle pas d'amnésie pathologique de tel ou tel individu, je ne suis pas dans l'Alzheimer, je suis dans, dans l'absence de relais par la communication, par les médias publics, des nouvelles de ce monde.
Les cadres sociaux de la mémoire et le conflit sino-soviétique
5:40 Alors, évidemment, forcément, la mémoire se perd. Je fais allusion aux cadres sociaux de la mémoire, admirable ouvrage, écrit dans les années 50, publié dans les années 50, par Maurice Halbwachs. Vous voyez, je suis en train d'essayer d'aménager ces cadres pour que, quand même, refaire monter à la surface tout ce qui est bien gênant pour le discours dominant d'aujourd'hui, n'est-ce pas ? Enfin, tout, si c'était tout, vous savez, il me faudrait plus de temps.
6:11 Mais au moins, pour ce qui concerne ce dossier-là, qui n'est pas le plus mince, puisqu'encore une fois, c'est le plus grand génocide avec le Rwanda de toute l'après-guerre. Alors, on me dirait, oui, ça montre l'infamie du communisme. Bien sûr, bien sûr, bien sûr. Alors, maintenant, allons-y à ma réponse. J'explique à Linger de Kandou pourquoi il a de quoi à la fois l'ignorer et même avoir un savoir flou de ce qu'il en a retenu de ce dossier. les Khmers rouges ont pris le pouvoir en 1975, en gros, enfin, précisément, ils étaient déjà dans, ils avaient une guérilla à l'intérieur du Cambodge et tout ça était contemporain de la guerre au Vietnam.
7:00 c'est-à-dire que pendant qu'on parle, pendant qu'il se passe ce que je vais rappeler au Cambodge, n'oublions pas que pendant ce temps-là, simultanément, il y a la plus grande mobilisation américaine dans le monde à ce moment-là, en guerre ouverte, je parle, sinon, le gros, des radars, des machins, des dispositifs, d'alerte nucléaire, ça c'est sur l'Union soviétique et la Chine, mais surtout l'Union soviétique à l'époque.
7:31 Donc, à savoir la guerre du Vietnam, c'est simultané. Et donc, je commence à répondre très précisément en tenant compte de la formulation exacte de la question de l'ingénieur quand il dit « ils étaient communistes mais réfractaires aux soviétiques ». Alors, pas trop vite, ils étaient surtout les Khmers rouges réfractaires aux Vietnamiens, aux Vietnamiens qui étaient en train de se ramasser, n'est-ce pas, le plus grand déluge de bombes qui a jamais été jeté sur un pays, je compte ici le Vietnam, le Laos, bref, ce qu'on appelait la piste Hô Chi Minh à la région frontalière entre ces pays et le Vietnam, n'est-ce pas, que les Américains bombardaient parce qu'ils savaient que les Vietnamiens faisaient passer par cette piste des armes vers le sud, des armes légères, il faut s'imaginer le combattant vietnamien moyen, il n'a pas la logistique de l'US Army, et imaginez des gens sur des vélos et sur le vélo il y a une mitrailleuse démontée, tout ça dans la boue et dans la jungle, ce n'est pas sur le goudron, et avec du relief parce que c'est très montagneux cette zone frontalière,
8:41 et avec, pour toute nourriture, une vague poignée de riz dans la poche, n'est-ce pas ? Donc, pour contrer cette organisation de la guérilla des communistes vietnamiens pro-soviétiques, nous sommes à un moment où la tension entre les soviétiques et les chinois est la plus exacerbée.
9:12 C'est la plus grande réussite des services américains, c'est sous le règne de Richard Nixon, président, Kissinger, conseiller à tout faire, n'est-ce pas ? Qui a été aux côtés Nixon pendant la pire époque avec celle de Johnson des bombardements sur le Vietnam et qui, malgré ça, a eu le prix Nobel de la paix. Je montre au passage les limites de certaines références internationales.
9:45 Donc, pourquoi je fais intervenir la tension sino-soviétique ? Ce ne sont pas les Occidentaux qui l'ont créée. Je ne rentre pas dans le détail du conflit. Staline avait eu le tort de jouer Chiang Kai-shek à une époque, c'est-à-dire la Chine qui actuellement s'est repliée sur Taïwan après avoir perdu la guerre civile entre Chinois à la fin de la guerre quand les forces communistes étaient dirigées par Mao.
10:22 À la suite de la longue marche, ont bouté hors de Chine les Japonais qui n'ont fait que 17 millions de morts en Chine. Vous mettez les Russes plus les Japonais, vous avez les deux tiers des morts pendant la Seconde Guerre mondiale. les soviétiques plus les Chinois, les communistes plus les communistes chinois, vous avez déjà, surtout au niveau militaire et civil, je suis en groupe les deux, les deux tiers de toutes les victimes militaires et civiles de la Deuxième Guerre mondiale.
10:53 C'est dur des communistes, vous savez. Et donc, oui, à l'époque, on est un peu de loin à Moscou, Mao Tse-tung était encore très mal connu, l'invasion japonaise en Chine. Il y a les équivalents des massacres faits par les Allemands en Europe, dont le plus important est le massacre de Nankin, entre autres multiples carnages dans les villes chinoises. Je parle là des carnages faits par les Japonais. Il y a celui de Nankin.
11:23 Il faut retenir, ça va être important pour la suite de ma réponse. Et ça représente je ne sais pas combien d'oradours en nombre de victimes. Parce qu'il ne réduit en rien l'horreur d'oradours. Donc, les Américains ont très bien géré ce découplage entre les deux Mecques, pardon, de cette référence religieuse du communisme.
11:53 C'est dans la langue comme ça, n'est-ce pas ? Celle de la Chine communiste et de l'Union soviétique. Ils ont très bien géré au profit des Chinois. Le danger, c'était l'URSS. Comme maintenant, le danger, c'est la Russie. C'est pas ? Surtout pour les Européens. Maintenant, les Européens, ils sont plus américains que les Américains. On va y revenir au dossier ukrainien. Mais restons à la question de l'ingé de Kandou. ils ont géré à telle enseigne qu'ils ont fait monter la tension et que les premiers morts, plus de mille morts, de soldats soviétiques après les 30 millions de morts qu'ils ont laissées à la Deuxième Guerre mondiale, jamais aucune nation n'a consenti un tel sacrifice pour lutter contre le fascisme.
Plus jamais ça contre la peste rouge : la guerre froide
12:45 et nous, s'en débarrasser en s'en débarrassant à eux-mêmes. Alors, ce qu'ils me disent c'est quand même les Américains et le débarquement en Normandie, oui, ça c'est en 44. Je vous ai dit que je réaménage les cadres sociaux de la mémoire. Je ne suis pas obligé de bousculer des certitudes tant qu'il y a de distance, c'est familier à ceux qui m'entendent, de la certitude à la vérité. La certitude, c'est que la terre ne bouge pas. Regardez, regardez bien, je regarde le plancher, c'est le plancher des vaches, ça ne bouge pas.
13:18 Il y a loin de la certitude à la vérité parce que sous mes pieds, comme tout ce qui est sur la terre, bouge à 30 km secondes autour du soleil. Revenons sur terre. Oui, ils ont débarqué en 1944 quand les Russes étaient déjà à Berlin, pratiquement, quand le Reich était à genoux. Donc, du coup, des mauvais esprits, dont moi, quelques fois, vont jusqu'à penser, penser, on devrait même l'exprimer plus souvent, mais au moins à penser qu'ils ont débarqué pour empêcher, non pas pour lutter contre le nazisme, mais revenir après, parce qu'ils étaient prévenus des chambres à gaz et tout ça, des 1943, et revenir.
14:04 Mais les extéphes, ils n'y ont pas cru tout de suite. Ils, c'est Roosevelt et plus tard, Truman. certains mauvais esprits, dont moi, dont je vous dis, je pense que ce n'est pas pour lutter contre le fascisme qu'ils sont intervenus en Normandie, mais c'est pour pas que l'armée rouge aille jusqu'à Brest, c'est un garantie, encore maintenant, il faut absolument intervenir en Ukraine parce que les Russes ne vont pas se contenter de l'Ukraine.
14:37 Alors, ce pays qui a toujours été envahi par Napoléon, par Hitler, et la mort est toujours venue, et à quelle échelle ? Je pense surtout ici, bien sûr, à la Wehrmacht. La mort est toujours venue de l'Ouest, de, comment on appelle ça, en Almédia ? Ah oui, l'Occident, occidere, je l'ai occis, je l'ai tué, le pays de la mort. Non, non, je ne fais pas de l'auto-flagellation, parce que moi aussi, je suis un occidental en termes convenus, je suis un citoyen français, il n'y a pas plus occidental que la Francie, il y a l'Espagne, il y a un petit peu certaines parties des îles britanniques, n'est-ce pas, qui ont des finistères, alors, non, ce n'est pas un long détour, on est au cœur du problème.
15:30 En 1945, si vous regardez notre site, je parle bien du site ici, non pas notre page Facebook, notre site, vous verrez que je suis venu au discours politique, alors j'étais plutôt dans la musique, la littérature et la philosophie, à cause de ce traumatisme initial que je suis né en 1945 et que j'ai toujours été tracassé, les années qui correspondent à ma jeunesse, ma formation, enfance, adolescence, on n'avait pas encore réussi l'amnésie qui règne maintenant sur tout ce que je suis en train de rappeler, de faire remonter la mémoire et donc, il y avait les horreurs du troisième Reich, il n'y avait pas encore le montage, oui, mais ils n'étaient pas les seuls, il y a, oui, c'est le totalitarisme, le mal, ce n'est pas les nazis, c'est une grande nébuleuse dans laquelle on mettait le communisme, les nazis, du coup, Hitler respirait un peu le commun, il n'était plus seul dans son cachot historique, j'ai déjà abordé ça,
16:41 je le réaborderai plus tard, je ne veux pas noyer le poisson, je veux rester sur la question de l'ingé de Kandou, mais je rappelle, quand on ne parle de plus jamais ça, et là, je dis que les Khmers rouges sont le plus grand carnage depuis celui qui s'arrête au moment de ma naissance, pardon pour l'anecdote personnelle, plus jamais ça, c'est, je voulais dire, plus jamais la peste brune, et bien oui, c'est vrai que les pays dits occidentaux qui ont rapidement créé l'OTAN, dont je préfère dire l'impérialisme atlantiste, c'est plus précis que les occidentaux parce que j'en fais partie, et moi, ce sont mes adversaires politiques, politiques, je n'ai pas d'adversaire physique, que je sache, donc, il y a bien eu une mise en œuvre de plus jamais ça, mais pas contre la peste brune, dès 1945, contre la peste rouge, et ça s'est appelé la guerre froide, c'est le début de la guerre froide,
17:52 sur les ruines encore fumantes du Reich, qui s'étaient acharnées plus que sur tout autre, sur les judéo-bolcheviques, oui, ne cherchez pas, il n'y a pas que les communistes, enfin, c'est quand même les juifs, c'est pareil chez les nazis, lisez la presse des années 30 en Allemagne, l'ennemi, c'est Hitler qui parle, c'est le judéo-bolchevisme, c'est pareil pour eux, d'ailleurs, Marx, c'est un juif, Jésus, c'est un juif, la pitié, tout ça, nous, on est des nietzschéens, Nietzsche, c'est pas ça, mais il a fait des textes odieux sur ce qu'il y a de féminin et de décadent dans la pitié, non, mais c'est important, vous voyez que c'est pas hors sujet par rapport à ce que nous voyons d'habitude, tout d'un coup, il y a des visages qui commencent à se reconstituer, avant d'en revenir au Khmer rouge, après, j'essaye d'être honnête, je parle comme la langue commune, parce que certains qui me suivent d'une manière un peu plus continue
19:02 que d'autres, et je les en remercie, savent que je préfère les appeler les Khmer Verts, parce que leur première action a été de vider, en 24 heures, la capitale, la capitale asiatique, ça fait du monde, du Cambodge, Phnom Penh, puis, dans les semaines qui ont suivi, le même ordre a été donné à toutes les villes du Cambodge, de vider toutes les villes pour que les gens aillent servir d'esclaves agraires à la campagne, à la récolte de riz, pendant que les Khmer qui étaient au pouvoir s'enrichissaient avec le commerce des rubis qu'on ramassait dans les mines de Pailin, mais enfin, ne poussons pas trop dans le détail pour ne pas perdre l'essentiel.
Sasakawa, les dictatures latino-américaines et la théologie de la libération
19:47 Oui, c'est la peste brune. La priorité, avant tout, c'est l'anticommunisme. je vais passer un premier document qui illustre déjà pour l'Asie, les dirigeants, je n'aime pas faire de l'anti-américanisme, quand je parle de l'impérialisme atlantiste, bien sûr, le navire amiral, c'est l'armée des États-Unis d'Amérique, mais, je veux dire, il y a aux États-Unis des gens qui critiquent ça. D'ailleurs, vous pouvez vous reporter sur un post que j'ai laissé aujourd'hui sur Facebook qui est plus économique que politique sur la crise que traversent les États-Unis.
20:27 Je parle de crise économique. Je comprends que quand Trump dit qu'il veut refaire l'Amérique, il a du boulot. Great again. Oui, j'ai laissé un post de Richard Wolff. Oui, Wolff comme le loup, avec deux F. Voilà, Richard Wolff, W-O-L-F-F. Pour ceux qui ne veulent pas attendre ou qui pensent à juste titre qui est peut-être plus le mieux et plus développé que mon post et qui veulent regarder dans Wikipédia qui est monsieur Richard Wolff.
21:00 Donc, ils veulent des garanties d'objectivité. Et donc, on va passer à un premier document qui vous montre comment les services américains dès l'immédiate fin de la guerre en Allemagne comme au Japon vont très vite passer l'époque des procès, les procès de Nuremberg, de ceci. D'ailleurs, en Allemagne, ils ont eu lieu avec…
21:30 Bref, ne parlons pas de ces en même temps. mais ce qu'il faut savoir c'est qu'en Asie, au Japon en particulier, le régime criminel japonais de l'époque, lui, n'a pas eu son procès de Nuremberg. Alors, pour ce qui est de la suite, je vais demander le premier document à Pierre-Alain. Voilà. Alors, vous voyez, les références, vous les trouverez quand la vidéo, là, c'est un enregistrement, donc la vidéo, dès qu'elle sera montée très, très, très rapidement, vous la verrez, vous verrez ces références en dessous de la vidéo, ils sont en petit caractère en dessous, vous voyez, vous avez des références, on ne peut plus détailler pour ceux qui veulent s'y reporter.
22:09 Ça, c'est les travaux de spécialistes et d'historiens. Une association fondée en 1967 et dirigée par Yoshio Kodama, pègre des Yakuza, les Yakuza, vous savez, c'est la mafia japonaise, et Ryōichi Sasakawa, voilà l'homme dans lequel je voudrais commencer pour notre ami L'ingé de Kandou, qui les se renseigne, voilà, s'il pense qu'il faut d'autres sources que Pagani, il a bien raison, et j'aimerais bien que tout le monde fasse comme lui, parce que je n'aime pas les gourous, quand on se renseigne, vous voyez, c'est écrit en toute lettre, vous avez les références et son orthographe, et vous allez voir que la littérature est abondante sur lui, sur Wikipédia ou sur d'autres sources, sur le net.
22:54 Ryōichi Sasakawa, un homme d'affaires trouble, c'est un peu le féminisme, qui se décrivait lui-même comme, je cite lui-même, lui-même, je ne parle pas dans son dos, le fasciste le plus riche du monde. Alors maintenant, on va voir un peu plus de détails sur sa formation, vous allez voir, voilà, c'est une autre source, on le sait, je l'ai tiré d'une étude, vous voyez, qui n'est pas sur le problème qu'on développe là, mais qui est très sérieuse, de spécialistes, très académiques, sur les ONG en général, et comment elles peuvent servir de couverture aux choses les plus effroyables, n'est-ce pas, ces organisations dites non gouvernementales que les gouvernements adorent, dont les gouvernements et toujours les mêmes, adorent se servir pour arriver à leur fin, comme on dit ça après, quand ça tourne mal, c'est pas moi, c'est les choses privées, c'est les ONG.
23:42 Bon, alors, on ne s'attaque pas impunément à la fondation Sasakawa, on le retrouve, l'homme trouble, le fasciste le plus riche du monde, d'après lui-même, une des fondations humanitaires les plus puissantes au monde, certains d'entre vous ont peut-être entendu parler de la secte Moon en Corée, qui réunit des millions de personnes, hyper catholiques, hyper fascistes, hyper, je ne suis pas en train de dire que le catholicisme est fasciste, et Dieu sait s'il y a eu des complicités entre l'état-major catholique et le fascisme, mais il y a eu aussi en Amérique latine des gens un peu plus catholiques, un peu plus chrétiens, en tout cas plus chrétiens que ceux dont je viens de parler, qui ont rappelé le christianisme des évangiles, qui ont développé la théologie de la libération, après tout, puisque je suis en train de réaménager les cadres sociaux de la mémoire, pourquoi ne pas rappeler encore une fois, tant pis pour ceux qui l'ont déjà entendu, que ce sont des religieux, des prêtres, des éléments du clergé, n'est-ce pas ?
24:48 Pendant que leur supérieur dans la hiérarchie de l'Église catholique de l'Amérique latine collaborait avec les pires régimes dictatures mises en place par l'oncle Sam, parenthèse dans la parenthèse, je ne perds pas mon fil, l'ingéde Kandou, parenthèse dans la parenthèse, on est encore dans le carnage. C'est l'époque où tous ces pays d'Amérique du Sud, ces pays de culture ibérique, je ne parle pas des habitants d'origine indienne, c'est-à-dire qui les ont massacré moins systématiquement qu'en Amérique du Nord, mais enfin, pour ce qu'il en reste, je veux dire, et dans quel état, non, non, je parle de la sociologie moyenne, n'est-ce pas, des gens qui habitent ces pays-là, donc, ces pays-là étaient dirigés donc par des gens qui avaient des noms espagnols ou portugais quand c'est le Brésil, alors les voici ces noms ibériques et latins, n'est-ce pas ?
25:44 Alors, en Bolivie, il y avait Hugo Banzer, Banzer, oui, au Paraguay, il y avait Stroessner, Alfred Stroessner, très ibérique, tout ça, c'est pas ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Qu'il y avait Hugo Banzer ? Non, c'était en Bolivie, excusez-moi, Hugo Banzer, c'était en Bolivie, au Brésil, il y avait Geisel, G-E-I-S-S-E-L-M-E, je rie, c'est horrible, excusez-moi, mais quand vous, vous voyez, on ne s'attend pas à trouver tous ces noms-là à la tête des pays d'Amérique latine, c'est pas ?
26:19 Pour être tout à fait honnête, vous montrer que je ne bouffe pas de l'Américain systématiquement, même si ces régimes-là n'auraient pas tenu un mois sans le soutien financier militaire et, je vais y revenir, la logistique de l'oncle Sam, la stratégie anti-guérilla opérée par les Américains sur ce secteur géographique-là, celui de l'Amérique latine, donc de l'Amérique centrale à la Patagonie, à la Terre de Feu, les Américains-là ont pris leur leçon, je suis honnête, du côté des Français, qui étaient devenus rompus en la matière sur la lutte anti-guérilla à cause des guerres coloniales, n'est-ce pas ?
27:11 En Indochine d'abord, puis en Algérie après. Et oui, c'est officiel, il y a eu des échanges d'experts, si on peut le dire, n'est-ce pas ? Voilà, pour apprendre comment on enlève les yeux des guérilleros avec des petites cuillères. Voilà. Comme c'est, je ne suis pas voyeur, je m'arrête là. Donc, pour vous dire que ces théologiens de la libération, je ne perds pas ma parenthèse dans la parenthèse, la libération avait tranché le rapport du politique au religieux dans un sens magnifique.
27:48 Nous sommes en philosophie, donc je le rends hommage à ce niveau-là, n'est-ce pas ? En disant, comment peut-on être plus hégélien, que la question de savoir Dieu existe ou n'existe pas, Dieu existe-t-il ou n'existe-t-il pas ? Oui, je renvoie dos à dos les croyants et les athées, est très mal posée. Dieu peut exister si nous le faisons exister en augmentant ici-bas sur ce monde le royaume de la liberté pour faire reculer ce que Engels s'appelait l'empire de la nécessité.
28:26 Vous voyez, j'essaye de faire attention à mon vocabulaire, même si ce n'est pas des équations et des Y égales et des X, j'essaye avec cette langue de tous les jours qui n'est pas faite pour la connaissance, tout de même de la rendre la moins équivoque possible en opposant le royaume de la liberté à l'empire de la nécessité de la contrainte de la tyrannie. Voilà, ces théologiens de la libération, c'est ça qui se mettait du côté des guerres des libérations les plus souvent castristes.
28:58 Voilà, donc, Sasakawa a été repéré très tôt par ce dispositif atlantiste qui traque le communisme partout et en particulier il ne manquerait plus qu'il revienne au Japon. Au Japon, déjà, c'est pas le pays qui a subi les plus grandes destructions pendant la guerre avec l'Allemagne dans le camp brun, si vous voulez, sinon, c'est toute catégorie fondue, c'est bien sûr l'Union soviétique et la Chine.
Sasakawa, Mussolini et la Ligue anticommuniste internationale
29:37 Je reprends le... c'est précisé sur notre ami Sasakawa, enfin, notre ami, façon de parler, on ne s'attaque pas impunément à la fondation Sasakawa qui a encore aujourd'hui dans le monde entier. Une des fondations les plus puissantes au monde et principale donatrice privée de l'organisation des Nations Unies, son fondateur Ryōichi Sasakawa a plusieurs visages et fut tour à tour une figure influente de l'extrême droite nippone, ça alors, mince, moi je croyais que Pagani était un peu théorie du complot, un richissime homme d'affaires et un philanthrope à dimension internationale, extrême droite philanthrope, oui, les droits de l'homme, Anthropos, c'est l'homme, non ?
30:27 A dimension internationale, utilisant sa fortune acquise, alors, dans les années 1920, donc, il n'a pas attendu l'US Army, lui, vous voyez, je suis honnête, il traquait déjà le communiste, lui, avant même que la guerre froide ne commençât, dans les années 1920, quand le fascisme commençait à monter, n'est-ce pas, au sommet de l'exécutif japonais, en spéculant sur le riz, parmi les premiers guillotinés à la Révolution française, il y avait ceux qu'on appelait les affameurs, oui, ceux que le révolutionnaire appelait les affameurs, c'est ceux qui spéculaient sur le, non, c'est pas le riz, c'est le blé, qui faisait exploser le prix du pain dans Paris, en stockant le blé, il y en avait, ils m'ont stocké pour que les prix montent croyaient dans quelqu'un qui a vécu au Niger et qui savent comment nous, nous occidentaux, pas vous et moi, enfin, ceux qu'on appelle les occidentaux, tout cas leurs exécutifs, l'establishment occidental, s'est acharné à garder au pouvoir dans les pays les plus pauvres, je pense ici au pays du Sahel en particulier,
31:37 n'est-ce pas, des hommes qui spéculaient sur le vivrier dans des pays où les gens sont affamés, n'est-ce pas, en faisant la même chose, en stockant, tantôt le mil, tantôt le riz, tantôt le sorgho, bref, le vivrier, pour que les prix montent. Donc, utilisant sa fortune acquise dans les années 20 en spéculant sur le riz, il créa sa propre aviation militaire, dites-donc, un type qui créait sa propre aviation militaire dans les années 20 au Japon, puis il prit la tête avec Yoshio Kodama, ça ne vous dit rien, c'est dans la Sainte-Dirien, à l'ingé de Kandou, et je me mets à sa place, qui va lui parler de Yoshio Kodama et de Ryōichi Sasakawa ?
32:18 Kodama, c'était le patron du parti des masses patriotiques, Kokusui Taishūtō. Il est soupçonné d'avoir organisé certains attentats à l'époque contre des premiers ministres et d'avoir aux côtés de son ami Yoshio Kodama participé au pillage des ressources minières en Chine. Je vous rappelle que l'occupation, je l'ai dit tout à l'heure, mais je le répète parce que ce qui a été arraché à la mémoire pendant plus d'un demi-siècle, il faut le répéter plusieurs fois pour qu'elle y revienne, que l'occupation japonaise en Chine est terrifiante.
32:52 Je bouffe aussi peu du japonais comme tel, comme identité, que d'américains comme tel, il s'agit de régimes que je critique ici. Sinon, j'ai une admiration sans borne et pour la culture japonaise et pas seulement pour son cinéma qui est magnifique, quand il est magnifique, parce que c'est comme partout, il y a du déchet, il y a tout ce qu'on veut, il y a le pire, il y a le meilleur, mais le meilleur, parmi les sommets du cinéma, sa littérature, ses arts plastiques, que, bon, ce n'est pas à moi, je ne suis pas seul à qui ça s'impose.
33:24 Dans ses activités politiques, on peut noter, entre autres, regardez bien, ça vous situe qui est Ryōichi Sasakawa, il s'était rendu en Italie en 1939, en plein régime fasciste, en tant qu'émissaire du Japon pour proposer à Benito Mussolini, mais voilà, de créer une organisation fasciste internationale. Cette organisation va exister et comme je ne veux pas multiplier des textes, ça va vous embrouiller, je demande à chacun d'entre vous et en particulier à L'ingé de Kandou qui a eu le mérite en posant une question de vouloir en savoir plus sur tous ces dossiers, de vous renseigner.
34:05 Je vous renvoie à Wikipédia, faute de mieux, parce que c'est le moins des scans mieux, mais si vous savez bien que vous savez bien de l'Internet, il y a des choses encore plus détaillées, mais en tout cas, dans Google et dans Recherche, vous mettez simplement Ligue anticommuniste Internationale. Ligue anticommuniste Internationale et sa section asiatique dont l'acronyme est WACL. W-A-C-L. Je me répète, W-A-C-L.
34:35 Vous pouvez le faire soit en deux recherches différentes, soit en mettant W-A-C-L entre parenthèses après Ligue anticommuniste Internationale. Le W-A-C-L. C'est la section asiatique la plus structurée de la Ligue anticommuniste Internationale. Ça rassemble tout ce qui subsiste du Troisième Reich comme anciens SS, comme collabos, comme ceux qui ont fui vite l'avance de l'armée rouge parce qu'ils étaient à la tête des massacres organisés aux côtés des nazis allemands en Europe centrale et orientale.
35:08 Et en particulier, parmi eux, il y en a des centaines et des milliers, je ne vais pas vous noyer, mais il y en a un, il faut retenir le nom pour revenir à l'actualité. C'était un ukrainien, un ukrainien qui cherchait partout à bouffer du communiste pour tuer du russe. C'est Stetsko. S-E-T-S-K-O. Mettez Stetsko au moins dans Wikipédia. Vous n'allez pas en croire vos yeux ni vos oreilles si vous lisez mentalement à haute voix comme c'est sans doute la plupart du temps le cas.
Révolution culturelle chinoise et soutien aux Khmers rouges
35:38 Voilà. Donc, je reviens maintenant au Cambodge. Comment j'ai fait une déviation sur l'Amérique latine ? C'est que les Chinois avaient tellement et l'initiative américaine avait tellement soufflé sur les braises qui existaient avant eux de la tension entre Pékin et Moscou. C'était monté à un tel degré de paroxysme que les premiers morts soviétiques qu'il y a eu après la Deuxième Guerre mondiale c'était dans ces années-là, fin des années 60 et début des années 70, près de 2000 soldats soviétiques tués sur une île du fleuve Oussouri à la frontière de l'extrême-Orient.
36:28 Aujourd'hui, russe, n'est-ce pas soviétique à l'époque, frontière avec la Chine, mort, décimée par l'armée chinoise, on a été au bord de la guerre, heureusement, qui a eu des responsables. J'ai eu ici un hommage à rendre à Zhou Enlai, sans doute le plus grand homme d'État qu'a eu la Chine après le Mao de la Longue Marche. Et donc, on était en pleine révolution culturelle, vous avez entendu parler, révolution culturelle, les gardes rouges, n'est-ce pas, très rapidement, c'est mon analyse, mais vous n'êtes pas obligés de la suivre, je vous ai dit que je n'aime pas être gourou, vérifier, enrichisser, contrediser sur des points où peut-être j'en ajoute ou bien j'en dis pas assez, à savoir qu'à la révolution culturelle, il y a Mao Tse-Tung qui, après l'échec du grand bond en avant, est avéré que ce fut un échec au niveau technique économique, c'était un volontarisme, un petit pic de ce qu'on appelle le gauchisme entre communistes, vouloir faire vite, il y avait, je ne sais pas, des milliers de petits hauts fourneaux un peu bricolés,
37:38 un peu partout comme ça, mais qui faisaient des marteaux qui se cassaient au bout de trois coups, après l'échec du grand bond en avant, j'essaie d'être rapide, Mao a commencé à être critiqué à l'intérieur du parti communiste chinois, je vais très vite, et pour reprendre la main, il s'est basé sur ces jeunes gens très adolescents à qui on a donné une kalachnikov pour braquer ceux qui avaient fait la longue marche avec lui, et je saluerai toujours ce Mao Tse-Tung là, celui qui a résisté et qui a vaincu le massacreur japonais, l'impérialisme japonais, en vengeant les chinois, même si ça ne rattrape rien en souffrance des 17 millions de morts que cet impérialisme avait fait en Chine, je rendrai toujours hommage à ce Mao-là, oui, pour moi, il n'y a pas tout noir, tout blanc, mais la révolution culturelle était trop, heureusement, que ceux qui étaient à la tête, ce qu'on a appelé à l'époque la bande des quatre, tout ça est documenté, renseignez-vous sur les sources habituelles, la bande des quatre, quand ils ont été
38:48 liquidés politiquement, et que la Chine que vous connaissez aujourd'hui, s'est remise en marche avec un développement beaucoup plus équilibré, qui a renoncé à braquer avec une kalachnikov, un paysan, parce qu'on avait trouvé deux nanons chez lui et que donc, c'était un affreux capitaliste, oui, je caricature exprès, mais parce qu'il y en a eu des centaines de milliers de cas comme ça, fort heureusement, la Chine en est sortie, je suis en train de dire des choses que personne ne rappelle, y compris dans le milieu communiste, surtout dans le milieu communiste qui s'agite contre le PC, le PC, je n'en parle même pas il y a longtemps qu'il n'est plus le PC, mais ceux qui s'agitent contre le PC, n'est-ce pas, se disent marxistes-léninistes, pour rappeler que eux sont orthodoxes, je n'ai rien contre le Marx, je n'ai rien contre Lénine, non, j'assume, ce sera l'objet d'une autre discussion si vous vous étonnez, je n'ai rien contre Lénine, par contre, je ne comprends pas la formule marxiste-léniniste,
40:00 ne doivent pas être si sûrs de leur marxisme, parce qu'il suffirait de dire je suis léniniste, ça implique que je suis marxiste, pourquoi préciser marxiste-léniniste, j'ai l'air de couper les cheveux en quatre, non, tous ceux qui ont vécu les époques que je viens de rappeler savent que toutes les proclamations de la Chine, des gardes rouges, la Chine de la révolution culturelle, celle qui va être, l'ingé de Kandou, écoutez bien, celle qui va être le soutien à l'extérieur, dans la même zone géographique, parce que là, je laisse pour l'instant la CIA de côté, des Khmer rouges, au point que le roi du Cambodge, qui était de mèche avec les Khmer rouges à ce moment-là, tout en étant leur otage.
40:45 Regardez-vous l'histoire du pays, vous verrez que c'est pas triste, s'est réfugié en Chine, dans la Chine maoïste de l'époque, dans la Chine de la révolution culturelle, n'est-ce pas ? J'y reviens, parce que la question est précise, ils étaient opposés aux soviétiques, ils étaient opposés aux vietnamiens pro-soviétiques.
41:16 Alors, je continue maintenant l'historique. Nous sommes dans la guerre du Vietnam, nous sommes dans les années 70, entre 70 et 80, si vous voulez, c'est l'essentiel de ce que je suis en train de rappeler. C'est en 75 que les Khmer rouges entrent dans la capitale du Cambodge, Phnom Penh, et commencent leur inoubliable régime. Ce que j'appelle, moi, les Khmer verts, en vidant les villes et en massacrant après les paysans à la campagne, qui étaient pratiquement des esclaves.
41:56 Mais tout ça, se fait pendant la guerre du Vietnam. Or, au début, les Khmer rouges ne sont pas tombés du ciel comme ça. Ils existaient depuis avant 75 dans les maquis cambodgiens. Et leurs dirigeants, la plupart d'entre vous connaissent au moins le nom, les Pol Pot, un peu moins connus, les Khieu Samphân, les Ieng Sary c'est tous ces gens-là, le Duch, pour parler de tous ceux qui ont eu un procès très tardif, ce n'est pas comme le procès Nuremberg, une génération après.
42:28 Mais ces dirigeants-là avaient fait leur classe à pouvoir venir dans les universités communistes, à Moscou, à Paris, à l'or quand même, mais oui, dans le Paris libertaire, dans le Paris de la gauche anticommuniste. des dons. On en apprend de belles de temps en temps. Renseignez-vous ! Comment on peut croire un truc aussi énorme sur parole ? Vous avez raison de douter. Alors vérifiez.
Hegel : la liberté négative comme fuite devant tout contenu
43:01 Oui, les gardes rouges ont fait leur classe à Paris. Mais là, revenant à l'époque où ils sont revenus chez eux, ils vont mettre en œuvre, n'est-ce pas ? ils vont mettre en œuvre un processus décrit comme nulle part ailleurs d'un point de vue strictement philosophique, cette fois. Et que j'ai souvent rappelé. Eh bien, je vais le faire une nouvelle fois parce que le jeu en vaut la chandelle. Je me demande pardon de quitter le champ, mais je suis un vieux monsieur qui commet quelques oublis.
43:33 Alors, très loin du Cambodge de notre époque, c'est un texte écrit dans les années 1800, entre 1820 et 1825, les principes de la philosophie du droit, c'est-à-dire le testament politique du vieux Hegel de Berlin. Alors, voilà. Où Hegel a l'air d'être très loin de nos problèmes. Lui, il est en train de regarder les étapes de la représentation du moi et de ses conséquences.
44:07 sur ce qu'on appelle la volonté. Et vous savez qu'il procède par moments, n'est-ce pas ? Thèse, antithèse, bon alors. Sans doute, l'aspect de la volonté définit ici, cette possibilité absolue, ils ont fait leur classe à Paris, je vous rappelle, à l'époque, on discutait de tout ça, de m'abstraire de toute détermination. C'est le libertarisme absolu. Je m'abstrais de toute détermination. Vous savez, les libertariens aux États-Unis, alors c'est les plus extrémistes et libertaires, c'est ceux qui attendent le mec des impôts avec un fusil devant leur ferme.
44:42 Je ne les empêche pas de consommer, ils ont des téléviseurs, des ordinateurs, de consommer les richesses accumulées par l'histoire humaine sur 10 milliers d'années, mais ils ne veulent rien devoir. Vous savez que Clouscard a divisé notre société en deux classes sociales pour ne pas qu'on s'y perde. C'est un grand service qui nous a rendu. Il y en a 10 000 des classes sociales, mais qui se ramènent toujours à ces deux-là. La classe de ceux qui produisent plus qu'ils ne consomment et la classe de ceux qui consomment plus qu'ils ne produisent.
45:12 Ceux-là, ils consomment, mais sans rien produire. Il faut le faire. Bon, alors, parce qu'ils veulent s'abstraire de toute détermination, n'est-ce pas ? Déjà, être obligé de travailler pour vivre, de manger, de faire attention à autrui, ce sont des contraintes le moi absolu. Donc, cette possibilité absolue de m'abstraire, c'est un jeu impersonnel, de toute détermination où je me trouve ou bien où je me suis placé, cette fuite devant tout contenu, vous voyez ?
45:43 Je ne suis pas un homme, je ne suis pas une femme, je ne suis pas un français, je ne suis pas... Bref. où je me trouve ou bien où je me suis placé, cette fuite devant tout contenu comme devant une restriction, ça restreint mon infinité. Ce qui est déterminé, donc ce qui est fini, terminé, s'oppose à ce qui est indéfini, donc indéterminé. Les vendeurs de fumée, fumée, ça n'a pas une forme bien déterminée. C'est ce à quoi cette volonté se détermine.
46:13 C'est ce que la représentation quand il y a une représentation, c'est l'opinion génère l'opinion commune, ça s'oppose au concept, à celui qui travaille un peu les mots. C'est ce que la représentation pose pour soi comme liberté. Je suis libre, je n'ai rien à cirer de qui que ce soit ni de quoi que ce soit. Et ce n'est ainsi qu'il résume la liberté négative ou liberté de l'entendement. Et non pas de la raison, vous remarquerez. C'est la liberté du vide. Vous voulez voir pourquoi je continue ? C'est pour répondre directement à Lachette Kandou qui croit que j'oublie sa question.
46:44 Elle va être content ou terrifié. Elle peut se manifester dans une figure réelle et devenir une passion. Ce ne sont plus des idées, on rentre dans le réel. On revient un peu au Khmer Rouge. Alors, si elle reste simplement théorique, restons dans la philosophie, c'est le fanatisme religieux de la pure contemplation hindoue. Ça alors, sous la plume d'Hegel en 1820 à Berlin, voilà l'Asie qui se radine. Je n'ai pas fait exprès. Et une culture bouddhique. Le Cambodge a une culture bouddhique.
Contemplation hindoue, bouddhisme et discours colonial
47:15 Troisième parenthèse que j'ai déjà faite, mais je crois que beaucoup l'oublient, mais je connais de plus en plus nombreux ceux qui retiennent et cumulent toutes ces références. Quand j'étais petit, quand je suis né au Vietnam, j'étais entouré d'adultes, de connaissances de mes parents qui étaient des expatriés français, tous très réactionnaires, comme tous un général expatriation coloniale, qu'on n'aurait jamais dû leur apporter au courant de la civilisation.
47:45 En fait, ils étaient plus heureux sans tout ça. C'était l'extrême droite qui parlait comme ça à ce moment-là. Ce n'est pas l'extrême droite colonialiste. Maintenant, c'est le discours commun de l'écolo commun. C'est extraordinaire. Je ne parle pas de l'écologie. Je respecte. Il y a de vrais problèmes. Je parle de l'écologie de discours. Moi, je m'en prends au discours. ni aux personnes physiques, n'est-ce pas, ni aux choses réelles qui existent, mais au discours. Donc, oui, et autour de moi, ils disaient, les Vietnamiens, ils ne nous aiment pas.
48:21 Enfin, ils ne disaient pas les Vietnamiens, mais qu'est-ce que je dis ? Ne soyons pas anachroniques, ils disaient les Annamites. N'est-ce pas ? Les Annamites. Ils ne nous aiment pas. Parce que Vietnam, ça faisait déjà nationaliste, réunifié, ça faisait déjà un peu communiste. Non, non. Les Annamites, ils ne nous aiment pas. Les Nha Kwe, les plus vulgaires, disaient les Nha Kwe. C'est comme si on disait les bougnoules, vous voyez, les Maghrébins, les Noirs, enfin, bref. Les métèques, pour des Corses comme moi. Il faut vous dire, je peux me mettre dedans, par les origines.
48:53 Ils disaient, ils ne nous aiment pas, ils sont nationalistes. Ne discute pas. Mais ils disaient, par contre, les Cambodgiens, ils sont gentils, ils sont doux, ils sont bouddhistes. Deux millions de morts. Les cultures bouddhistes. Alors, là encore, je ne parle pas de l'enseignement de Siddhartha Gautama, dit le Bouddha. Aussi peu que je confonds l'Évangile selon Luc, selon Marc, selon Matthieu, selon Jean, et j'en passe, je parle de l'Évangile, je parle des textes canoniques, de ce qu'en a fait certains moments de l'Église instituée.
49:28 Il n'est nulle part marqué dans l'Évangile qu'il faut couler du plomb fondu dans l'anus et les yeux des Juifs, comme l'a fait l'Inquisition espagnole au XVIIe et XVIIIe siècle. Si tu parles de choses sérieuses de même, ce massacre-là pourrait horrifier le Bouddha, sans doute, mais attention à l'engouement pour le bouddhisme qui était très courant dans le milieu du Troisième Reich, renseignez-vous !
49:59 Renseignez-vous ! C'est intéressant, les visites des délégations du Troisième Reich à Lhassa pour aller voir le Dalaï Lama, mais oui ! On vous fait passer pour un grand humaniste depuis qu'il travaille pour la CIA. Allez, je vais m'énerver. Donc, je ferme ma parenthèse sur… Dans mon enfance, j'entendais parler de ceux qui vont bientôt initier le génocide au Cambodge, mais ils sont plus gentils que les vietnamiens, ils sont d'un jet de candou, il ne faut pas perdre le fil.
Le fanatisme de la destruction et le Conte de Rimbaud
50:31 Il y avait à l'époque, donc, pendant la guerre de Vietnam, les vietnamiens pro-soviétiques, les Khmer rouges pro-chinois, chinois, de l'époque, c'est-à-dire de la révolution culturelle, bref, d'une Chine qui a tourné cette page, fort heureusement. C'est la liberté du vide, je reprends la phrase et cette fois j'enchaîne sans interrompre, elle peut se manifester sous une figure réelle et devenir une passion. Alors, si elle reste simplement théorique, c'est le fanatisme religieux de la pure contemplation hindoue.
51:09 Si elle se tourne vers l'action, c'est en politique comme en religion, alors écoutez bien, on croirait atterrir à Phnom Penh en 1975, le fanatisme de la destruction de tout ordre social existant et l'excommunication de tout individu suspect de vouloir un ordre, quoi de plus anti-libertaire que la notion d'ordre, et l'excommunication, oui, de tout individu suspect de vouloir un ordre et l'anéantissement, l'anéantissement, en allemand, c'est la Vernichtung, la solution finale, et l'anéantissement de toute organisation voulant se faire jour.
51:48 Ce n'est qu'en détruisant que cette volonté négative a le sentiment de son existence, non pas la preuve, le raisonnement, prouver l'existence, cogito, ergo sum, non, ne serait-ce que pour avoir le sentiment de son existence, il faut qu'elle détruise, qu'elle détruise, ah oui, ça vous rappelle, ah, merci, j'entends déjà, je vois les sourcils de certains d'entre vous se le dire, mais oui, c'est le conte de Rimbaud, un prince, ça dure une demi-page, je peux vous dire le conte en entier, c'est un texte magnifique, un prince, comme un conte, s'était vexé de ne jamais s'être employé qu'à la perfection de générosité vulgaire, mais c'est un peu comme tous les monarques, il prévoyait d'étonnantes révolutions de l'amour et soupçonnait ses femmes, les favorites, de pouvoir mieux que cette complaisance agrémentée de ciel et de luxe, il voulait voir l'heure du désir, ça, nous tous, c'est moi qui fais des voix off là, il voulait voir l'heure du désir et de la satisfaction essentielle, ça c'est plus, c'est moi qui reprend la voix off, c'est plus hétérodoxe, désir, on connaît tous la satisfaction, quand ça,
52:58 que ce fut ou non une aberration de piété, vous voyez, quand Rimbaud à 18 ans, il savait déjà que c'est une aberration de piété de voir arriver enfin le moment où le désir s'arrête, c'est-à-dire plus besoin de désirer, on est satisfait sur toute la ligne, que ce fut ou non une aberration de piété, il voulait, il possédait au moins un assez large pouvoir humain, avec les princes, imagine un peu les empereurs romains, les Caligula, les Néron, et là ça commence, toutes les femmes qui l'avaient connu furent assassinées, quel saccage du jardin de la beauté, sous le sabre elles le bénirent, il n'en commanda point d'autre les femmes réapparurent, puis il s'amusa à tuer tous ceux qui le suivaient, après la chasse ou les libations, tous le suivaient, vous remarquez qu'il ne rencontre pas d'obstacle, retenez bien ça, la liberté du vide, la négation de toute détermination, de toute contrainte, il n'y a pas d'obstacle, il se ruait sur la foule et la taillait en pièces, il s'amusa à égorger des bêtes de luxe, il n'était pas n'importe quoi, ça existait sur l'Empire romain, il y avait un empereur que certains d'entre vous ont peut-être connu parce qu'il y a eu des peplums, des remakes de films,
54:09 des blockbusters, où on voit l'empereur Commode qui existait lui, n'est-ce pas, qui rentrait dans l'arène pour jouer aux gladiateurs devant tous ces sujets-là, vous voyez ? Et je dis devant ces sujets parce qu'il y avait des licteurs, les licteurs c'est des gardes, des flics de l'époque armés d'une lance comme ça, ou d'un glaive qui était prêt à piquer, n'est-ce pas, à bousculer ceux qui n'applaudissaient pas, attention, et il allait affronter les tigres, les ours, les panthères, non mais attendez, on ne va pas prendre l'empereur pour un idiot, vous savez ?
54:43 Ce avec quoi il se mesurait, avec des oies, il allait étrangler des oies devant dix mille personnes qui avaient intérêt à applaudir. Voilà, donc quand Rimbaud dit, il s'amuse à égorger les bêtes de luxe, « Peut-on s'extasier dans le raffinement ? Se rajeunir par la cruauté ? » C'est le texte, « Le peuple ne murmurera pas, oui, pas de contrainte, personne n'offrit le concours de ses vues. » Je dis donc, il peut raser toutes les magnétés si ça continue.
55:15 Voilà la suite. Et fin. Un soir, il galopait fièrement. Un génie apparu. Vous remarquez que le sexe n'est pas précisé. Un génie apparu d'une beauté ineffable, inavouable même. De sa physionomie et de son maintien ressortait la promesse d'un amour multiple et complexe, d'un bonheur indicible, insupportable même. Le prince et le génie s'anéantirent probablement dans la santé essentielle.
55:47 Comment n'aurait-il pas pu en mourir ? Ensemble donc, ils moururent. Mais ce prince décéda dans son palais, c'est un conte, à un âge ordinaire. Le prince était le génie, le génie était le prince. Point. Final. Non, ma finale. À la ligne, à cette chute mystérieuse que j'ai déjà commentée ailleurs, la musique savante manque à notre désir. Vous voyez ? Un exemple de ce qui est, exactement ce que dit Hegel, ce n'est qu'en anéantissant que cette volonté à la sensation d'exister.
56:22 n'est-ce pas ? D'avoir sa vérité, c'est quand même extraordinaire, tant que ça dure, ces trucs-là. Alors, et là, c'est un individu, quand c'est tout un régime avec une logistique armée qui est la plus puissante du monde, ce n'est qu'en détruisant que cette volonté négative a le sentiment de son existence. Elle pense qu'elle veut un état positif. Par exemple, regardez, vous croyez que je fais des amalgames avec les Khmers Rouges, par exemple, l'état de l'égalité universelle.
56:55 Les Khmers Rouges disaient que supprimait tout ce qui est propriété et instaurait soi-disant l'égalité, alors qu'en fait, ils se gardaient les rubis pris dans les mines, dans le régime, pendant que la famine gagnait les chantiers, les rizières, les rizières. C'est ça, mais on aime. Elle pense qu'elle veut un état positif, donc une détermination pour une fois, quelque chose qui se pose, et non pas qui s'oppose, l'état de l'égalité universelle ou de la vie religieuse universelle. Mais en fait, elle n'en veut pas de la réalité positive, car celle-ci, quelle qu'elle soit, sous-entendue, quelque régime que ce soit, dès que c'est la réalité réelle, si je puis dire, celle-ci introduit aussitôt un ordre quelconque, une détermination singulière.
57:40 Je ne sais pas, moi, il faut manger pour vivre. Aussi bien des institutions que des individus, alors que c'est en niant, en supprimant, ça veut dire un soir, puis l'égal des canniers, c'est supprimé, c'est en niant cette spécification et cette détermination objective que précisément, cette liberté négative devient consciente de soi. Et écoutez bien la chute, qui est la meilleure réponse que je peux faire, la chute de Kandou, pour ce qui est de ce qui était les Khmers Rouges, après, je revenira à leur positionnement politique, ainsi, ce qu'elles croient vouloir, vous voyez, comme Hegel, avant Freud, avant Marx, qui dit que les hommes entrent en des rapports déterminés indépendants de leur volonté, que ce soit l'inconscient freudien ou l'inconscient idéologique développé par Marx, vous voyez, Hegel, ici, le désigne très bien, ainsi, ce qu'elle croit vouloir, sous-entendu dans sa tête, devient, pardon, ce qu'elle croit vouloir ne peut être pour soi qu'une représentation abstraite et sa réalisation n'être, et c'est la chute, qu'une furie de destruction de millions de morts sur un tout petit pays.
Les premiers massacres visent les Vietnamiens pro-soviétiques
58:51 Alors, reprenons l'historique, mais instruit par toutes ses déterminations, les premiers massacres faits par les Khmer rouges ont été contre les Vietnamiens. Je me rappelle d'un article du Monde, si je pouvais retrouver le numéro, je vous le donnerais bien, donc ne me croyez pas sur parole, parce que là, pour une fois, je n'ai pas la référence. Une fois, je dis ça en hommage à Pierre Alain, je vais le faire rougir, mais je me rappelle que j'avais fait allusion à une une du Monde diplomatique des années 70, qui avait comme ça à la une un article qui avait pour titre « Le vrai miracle allemand a lieu à l'Est ».
59:31 Je disais sur la vidéo, je suis désolé, mais je crois, si vous pouvez le retrouver, moi, je ne suis pas un bon navigateur comme vous, je suis trop vieux, mais c'est dans les années 70, dans le monde, c'est en fait, je n'ai pas fini ma phrase, que je vois le texte que je cherchais depuis des années sur l'écran, n'est-ce pas, avec cette une du Monde diplomatique de l'époque. Alors, bon, écoutez, j'ai l'air d'être partial. Donc, je vais donner encore une référence.
1:00:05 Les maoïstes, ce que je suis en train de charger est la partie maoïste de l'époque, ce n'est pas du communisme chinois. Néo-maoïste, il faut dire, encore une fois, il ne faut pas dire un mot contre le mao de la longue marche qui a fait la guerre contre les japonais, c'est bien plus tard, mais celui de la révolution culturelle. J'ai l'air de charger la barque pour cause et surtout de la calomnie en disant qu'elle faisait le jeu des Américains et que les Américains ne se sont pas privés d'inviter Deng Xiaoping, à l'époque, qui est venu en Chine, qui a mis un chapeau de cowboy et quand il est revenu, il a envahi le Vietnam qui sortait à peine d'une guerre où il triomphait en loque, en sang, des deux plus grands impérialismes coloniaux avec l'Angleterre, à savoir l'Américain et le Français.
1:00:59 Ceux qui sont surpris que je parle de colonialisme pour les Américains, je ferai un développement exprès à part. C'est le seul colonialisme réussi. On y reviendra historiquement. au prix d'un autre génocide, d'ailleurs. Lisez un article, j'enverrai le lien en dessous de la vidéo dès qu'elle sera montée, parce que là, je l'ai, d'un article du Monde encore.
1:01:29 Monde, je ne vais pas chercher l'humanité ou la pravda. Je sais si le Monde, si on collectionne toutes les pages anticommunistes du Monde, ça en fait des numéros. Il y a que les gens de droite, la droite la plus bête du monde, on dit la droite française, c'est ce qu'on dit dans les chancelleries étrangères. La droite la plus bête du monde croit que le monde est à gauche. Enfin bref. Oui, cet article disait, sur un mode comique, ce n'est pas très comique, mais enfin, que le parti communiste, pro-chinois, maoïste, marxiste, léniniste, hollandais, dans les années 70, donc, était en fait une création des services secrets hollandais sur ordre et sur incitation et financement de la CIA.
1:02:19 Alors là, ce n'est pas le papa Pagani, ce n'est pas le complot. C'est celui même qui a créé le sbire des services hollandais qui, dans sa lutte anticommuniste, a créé les maoïstes hollandais, qui l'ont créé et qui racontent qu'il est fier, il a de quoi dans ses mémoires pour dire que ça a trompé tout le monde, y compris en Chine. Ils sont allés saluer les dirigeants des gardes rouges, ils ont été bien accueillis. C'était en fait, non, c'est au cas où vous croyez que j'en rajoute, que je monte la charge, que de fois, je vous dirai que je vais mourir bientôt.
1:02:55 Je ne suis pas pressé, je vous assure, je ne suis pas morbide, mais je veux dire, j'ai 80 ans en février prochain. Je ne vous donne pas la date de mon anniversaire, parce que ce sera un peu gros, mais c'est bientôt. Donc, j'aurai 80 ans quand même. Donc, je vais mourir bientôt, c'est en termes statistiques de probabilité. Donc, je suis un peu pris par le temps. Et donc, je suis obligé de vous répéter pour gagner du temps. Vous croyez que j'en rajoute, alors je suis bien dans le sable.
1:03:25 La triste vérité, la tragique vérité. C'est pour ça, je n'arrête pas de dire renseignez-vous. Un peu instruit et guidé par mes références, quitte à les annuler si elles s'avèrent fallacieuses. Renseignez-vous. Je continue. Les premières victimes furent des Vietnamiens. Je rappelle cet article du Monde, je n'ai pas fini, mais maintenant, je prolonge sur cet article dans les années 70 qui disait que le Mekong au Vietnam, parce qu'il traverse la frontière, le Mekong était chargé, toute la surface du Mekong était chargée de cadavres vietnamiens.
1:04:11 Vietnamiens, oui, des Vietnamiens pro-soviétiques. Maintenant, je suis très précis dans ma réponse à l'un de Gantle. Ils étaient plus qu'anti-soviétiques, ils étaient contre tout ce qui de près ou de loin, et c'est pour ça que ça arrangeait les Américains, doublement, parce qu'ils flinguaient des Vietnamiens que les Américains bombardaient par milliers de tonnes de bombes, un million de tonnes de bombes, pardon. Napalm, je ne reviens pas, je ne suis pas très voyeur, mais renseignez-vous au moins sur le massacre de My Lai, M-Y, trait d'union Lai, L-A-I tréma, ou L-A-Y, ça n'est pas la version My Lai, n'est-ce pas ?
1:04:50 c'est des Oradour, mais avec des nombres et des atrocités, bon, bref, c'est un héros au massacre de My Lai, entre autres villages vietnamiens, je ne parle que des civils, que des civils, les vieillards, les femmes tenant les enfants, les bébés, les cartelures. Donc, ça arrangeait doublement les Américains, l'exécutif américain.
1:05:20 Je respecte ce grand peuple, il y a des tas de choses que j'admire dans le monde américain. Et pas seulement ceux qui sont à gauche, j'ai un grand respect pour John Ford. Pourquoi pas ? Pour Faulkner, c'est un immense romancier, même si c'est un, quelques côtés réactionnaires, d'hommes du Sud, des États-Unis. Mais bon, sans citer moins d'efforts comme Faulkner, l'Amérique serait sauvée. Ça les a rangés doublement, liquider des vietnamiens qui sont prosoviétiques, n'est-ce pas ?
1:05:52 Pour ceux qui combattent et les vietnamiens par myriades de bombes et les soviétiques. Par toutes les fusées nucléaires installées encore maintenant à la plus grande base en Europe qui est la base de Ramstein en Allemagne, que Zelensky vient de visiter. C'est maintenant son rendez-vous. C'est sans doute là où il se réfugiera bientôt. Voilà ce que je comptais répondre à l'ingé de Kandou.
La chute du régime et le soutien occidental aux Khmers rouges
1:06:27 Je le remercie pour sa question. Mais encore une fois, je vous ai donné quelques items à regarder sur soit Wikipédia, soit Google. c'est la Ligue communiste internationale. Vous me direz, pourquoi on n'est pas plus rapide à dire nous de me renseigner sur les Khmers rouges ? Sauf que les articles sur les Khmers rouges, je ne sais pas par qui ils sont faits, mais ils sont d'un anti-vietnamisme. Si, je dois vous dire quand même encore quelque chose. C'est que ce régime peut-être le plus monstrueux de l'après-guerre comme régime, parce que le régime qui a fait les massacres au Rwanda, il a vite disparu.
1:07:07 Celui-là, il a mis du temps à disparaître. Parce que comment il a fini ? C'est comme ça que je clôt ma réponse à l'ingé de Kandou. Je la clôt maintenant. Ce sont les Vietnamiens, l'armée vietnamienne qui en pleine guerre a distrait 150 000 hommes en pleine guerre contre les Américains, contre la plus grande armée au monde. Il y avait 500 000 GIs, n'est-ce pas ? En Sud-Viêt Nam, le grand arrière, c'était la Thaïlande.
1:07:38 Vous comprenez pourquoi la Thaïlande maintenant c'est un des plus grands bordels du monde, si je puis dire. Enfin, disons, c'est connu pour la sexpatriation, une sexpatriation de masse comme on la voit pas seulement en Thaïlande mais dans peu de pays à ce point de vue mais à l'origine c'est parce que c'était le grand arrière de 500 000 GIs, bidasses, à qui il fallait... Comment ils disaient les Japonais ? Combien de... C'est pas de... Certainement bien de juger là. Des femmes de confort.
1:08:10 Oui, alors comment ça a fini ? Les Vietnamiens, l'armée vietnamienne n'a fini par rentrer et a mis fin au massacre. A mis fin au massacre. Au massacre. Mais pas aux Khmer Rouges qui se sont retirés ! Pardon de rire. C'est pas... Mais c'est... C'est un rire nerveux sur la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande pro-américaine et qui là, dans la guérille, ont continué à faire des escarmouches. Mais cette fois, contre l'armée vietnamienne, ils ne pouvaient plus faire, heureusement, le carnage de leur propre population comme ils avaient fait de 1975 à 1978.
1:08:45 Là, je suis précis. Et il était représenté à l'ONU, renseignez-vous, sur le camp... par l'intitulé de République du Kampuchea démocratique. Mais ce qu'on ne vous dit pas, c'est que tous les pays occidentaux, vous savez, nous les Occidentaux, nous les démocraties opposées aux dictatures, chaque fois qu'il y avait une résolution où s'affrontaient les Khmers rouges, qui, encore là, à la frontière, qui n'étaient plus qu'une entité politique fantoche, heureusement, qu'ils n'étaient plus rien militairement sur le terrain du Cambodge.
1:09:20 Mais politiquement, ils étaient à l'ONU et ils s'opposaient aux Vietnamiens. À chaque fois, les Occidentaux donnaient le point aux Khmers rouges, ils les soutenaient dans les votes à l'ONU en refusant les résolutions vietnamiennes et en votant pour les résolutions des Khmers rouges. Là encore, renseignés, c'est facile, c'est les sources de l'ONU. Voilà comment je conclue ce dossier. Je reprends le cycle sur le mal. L'a-t-on quitté ? Je vous ai dit au début, en introduction, que si je répondais à cette question en m'attardant sur celle-là, et en la développant jusqu'à la fin de cette séance, même si j'ai toujours du mal à vous quitter, c'est parce qu'elle me semblait au cœur même des illustrations qu'on pourrait faire de ce qu'est l'essence du mal.
1:10:10 Et par là, je ne vise pas seulement que les responsables khmers rouges, je ne sais pas, mais ceux qui leur ont permis d'avoir cette puissance et qui sont encore au pouvoir. Eh bien, à la prochaine fois. Et nous n'avons pas fini avec le mal. Nous ne sommes pas délivrés du mal. Merci de votre attention. merci encore à l'ingé de Kandou et à la prochaine fois. Merci.