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#6.5 • La Logique du Sujet face à la reconstitution du nazisme

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Comment le stade moderne du rapport entre substance et sujet, où devient possible le savoir absolu, éclaire-t-il à la fois la logique du sujet et la reconstitution du nazisme ?

Dominique Pagani part des deux versants du cycle, la logique du sujet et la reconstitution du nazisme. Il les relie par la formule du jeune Hegel : on ne peut être plus que son temps. Ce temps est la modernité ouverte par la révolution industrielle anglaise et la révolution politique française, stade pénultième du rapport substance-sujet. À partir de l'impératif de Nerval, « faire monter le griffon de la mer et faire descendre la grue du ciel », il illustre par des exemples (Apocalypse, Évangile, Hölderlin, Aufhebung, Rousseau) le mouvement du haut et du bas, puis justifie sa méthode qui tourne autour du centre. Il définit ensuite le savoir absolu comme la désubstantialisation du monde : le sujet cesse d'être aliéné dans la substance, et le christianisme contribue à cette laïcisation. Il montre que le romantisme et son « mal du siècle » débouchent sur le « siècle du Mal », et que le nazisme naît dans une époque civilisée, ce qui confirme avec Rousseau et Kant la séparation entre ordre des valeurs et savoir théorique. Il aboutit au classement de toutes les philosophies en trois positions : naturaliste, théologique, anthropologique.

Conceptsprésent historiquemodernitésubstancesavoir absoludialectiqueinconscientaufhebunghistorialaliénationlaïcisationromantismenazismelibertédroitanthropologique

Présentation

00:01:20 / Exposition du plan

00:02:30 / Hegel : "Tu ne pourras jamais être plus que ton temps, au mieux tu seras ton temps.", le présent historique partout et à toute époque comme horizon de toute “connaissance de soi’

00:05:30 / Bipolarité philosophique et historique de notre cycle sur le sujet : leur implication mutuelle structurée par le couple substance-sujet, au stade pénultième de son développement : La modernité brute, entre savoir et non-savoir absolus. - Le griffon et la grue : alternance post-moderne entre l'illusoire ascension esthétique et son symétrique opposé la descente aux enfers politique : Avatars de cette structure matricielle.

00:07:45 / La modernité / révolution industrielle anglaise et révolution politique française : la double genèse du pénultième rapport substance-sujet

00:12:00 / Nerval : "Faire monter le griffon de la mer et faire descendre la grue du ciel". Mouvement dialectique du haut et du bas. Retour du refoulé/descente de l’essence vers l’existence.

00:16:00 / Apocalypse : : "Le voici vaincu le serpent ancien qui accusait nos frères devant l'Eternel" / ("Femme, où sont ceux qui te condamnaient? Va, je ne te condamne pas non plus" (La femme adultère).

00:18:55 / Ibn Battûta : explorateur arabe du XIVe siècle.

00:26:30 / Hölderlin : "On peut aussi bien tomber vers le haut que vers le bas".

00:28:10 / Aufhebung : supprimer et conserver ; Hegel : "Le fruit accomplit la fleur".

00:29:30 / Evangile:: "Le fils de l'Homme est le Maître du sabbat.", "Je ne suis pas venu pour abolir la loi, mais pour l'accomplir"

00:31:10 / Rousseau : "C'est vrai qu'il y a des hommes nés pour commander et d'autres pour obéir. C'est ce qu’Aristote écrit, mais il prend l'effet pour la cause car s'il y a des hommes esclaves par nature, c'est qu'ils ont été faits esclave contre nature." "La force a fait les premiers esclaves, leur lâcheté les a perpétués." Rétablissement de l'Histoire.

00:32:10 / Christ : "Oui, Moïse a dit : œil pour œil, dent pour dent. Mais c'est parce que vous aviez le cœur dur." Introductiion d'une dimension historique.

00:33:40 / Pourquoi tourner autour du pôt au lieu de s’emparer du “pôt aux roses”? Centre et périphérie. Hölderlin : "La promenade", ”Et la beauté qui sourd aux franges de l’Image toute première". - Lacan : La “chaîne du signifiant”

00:37:30 / Hegel : Le savoir absolu se gagne lorsque le sujet réalise que l’auto-reconnaissance de ses déterminations implique le renoncement à l’imaginaire de sa Substance.

00:39:30 / Concept des “vérités éternelles”, Descartes et Spinoza

00:44:00 / Montesquieu : "Quand j'ai examiné les hommes, j'ai vu qu'ils n'étaient pas uniquement guidés par leur fantaisie" (L'Esprit des Lois)

00:45:30 / Dé-substantialisation du monde par le christianisme. Laïcisation du rapport au monde, monde 'désanimé'

00:49:00 / Alternance poïétique entre l’“éternel retour” de l’infinitude, propre au romantisme, (expression principielle de la modernité), et son refoulement dans l'enceinte du formalisme “néo-classique”.

00:54:30 / Le siècle du Mal succède au “Mal du siècle" (nazisme du XXe)

00:57:00 / Kant : "Rousseau est le Newton de la morale", Ordre des valeurs et ordre physique.

01:00:00 / Rousseau : "Le plus fort n'est jamais assez fort, pour être toujours le maître s'il ne convertit sa force en droit et l'obéissance en devoir." (Contrat social)

01:01:00 / Le savoir absolu, c'est réaliser que les jeux ne sont pas faits, leçon de la modernité. 3 approches possibles : position naturaliste (sciences cognitives, la Nature fait l'Homme), position théologique (la sur-nature, Dieu fait l'Homme), position anthropologique (modernité, l'Homme fait l'Homme) soit, deux “Déjà-là” renvoyés dos à dos par un “Se faisant".

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