Chemins (sub-sahariens) de la PraxisSoutenir
Sous-titres

#4.4 Angélique (de Nerval)

Ouvrir sur YouTube

Que révèle la comparaison d'Angélique et d'Aurélia sur l'évaporation du réel en surface, sur la notion de bord chez Nerval et sur la possibilité d'un déterminisme des choses humaines ?

Dominique Pagani part de la lecture comparée d'Angélique et d'Aurélia : dans la scène des jeunes filles de Senlis, le réel s'évapore et il ne reste qu'une fonction symbolique. Il approfondit ce résultat par le concept de surface (l'or de la mer au couchant, l'écorché, l'écran), puis par le phénomène kantien, distingué de l'apparence comme le tout de l'apparence rapporté à un sujet, et par la différence entre erreur et illusion. Il revient ensuite au texte d'Angélique pour dégager la notion de bord et de frontière, conçue par Nerval comme un espace périlleux, qu'il suit dans la poésie, l'opéra, la mythologie et la peinture. Il en tire l'ambition de refonder les sciences humaines sur l'idée d'un déterminisme propre aux choses humaines, distinct du déterminisme naturel parce qu'il peut être défait. Les questions du public le conduisent aux marches géopolitiques puis au sens d'ensemble de la nouvelle : un passage de la répétition odysséenne, liée à la mère, vers la libération symbolisée par la tombe de Rousseau.

Conceptssurfacereprésentationsymbolephénomèneapparencetempsespacetotalitéaliénationillusionfrontièredéterminismelibertérépétitionlibération

Présentation

Quatrième séance du cycle 2017-2018.  12 janvier 2018.

Cherchez n'importe quel auteur, concept ou mot dans toutes les vidéos et tous les textes de Dominique Pagani